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tufci, le 7 Novembre 2007 à 16:05
Lors de la présentation dudit rapport le 22 octobre dernier au siège de l’ONU à New York, l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies, SEM Alcide Djédjé, avait critiqué la fiabilité des informations contenues dans ce rapport et relatives aux violations des droits de l’homme. Intervenant lundi dernier sur les antennes de la radio onusienne, le chef de la Division des droits de l’homme de l’ONUCI, a indiqué que personne, aussi bien à New York qu’à Abidjan, ne doute aujourd’hui du sens d’objectivité et de responsabilité avec lesquels la Division des droits de l’homme mène son travail. « Avant de publier un rapport, nous envoyons un premier brouillon à toutes les personnes et les institutions concernés, y compris le gouvernement, les autorités des Forces nouvelles, les ONGs, les missions diplomatiques, les agences du système des Nations Unies etc.... pour commentaires et observations », a dit le Dr Simon Munzu. Il a ajouté que la publication du rapport prend en compte les commentaires et observations des uns et des autres. « Cela veut dire que systématiquement, nous soumettons notre travail aux tests de la rigueur bien avant la publication de nos rapports. Alors dire aujourd’hui que nous publions des informations « colportées », parce que c’est le terme qui a été utilisé par Son Excellence l’ambassadeur, nous n’avons pas trop bien compris d’où cela sortait ! », a déclaré Simon Munzu. Dans sa réaction aux Nations Unies, l’Ambassadeur Alcide Djédjé soulignait que le rapport du secrétaire général étant un document de référence, les observations qu’il contient devraient être étayées par des faits précis et vérifiables par tous. « Les fonctionnaires de notre organisation doivent travailler sur des faits et non sur des allégations colportées çà et là. Moi aussi, je reçois régulièrement des informations faisant état de corruption de certains officiels de l’ONUCI, notamment de la division des droits de l’homme, dans le but de mentionner certains affirmations dans leurs rapports en vue de ternir l’image du gouvernement », écrivait le diplomate ivoirien. « Nous avons été vraiment choqués par de tels propos, parce que nous ne nous reconnaissons pas du tout dans ce qui a été allégué par son Excellence l’ambassadeur », a conclu le Dr Munzu.