une fausse interview d'IB le montage de soro et GBAGBO
par tufci, le 17 Janvier 2008 à 09:50
Opération « Noël à Abidjan ». Cotonou/jour J-15. Depuis vendredi dernier, une vidéo illustrant la prise de pouvoir à Abidjan par le sergent chef Ibrahim Coulibaly dit « IB », circule sous les manteaux dans la capitale économique ivoirienne. D’une durée de 2 heures, seulement quelques extraits ont pu être mis en ligne sur le Net. Comme promis, le Matin d’Abidjan qui a pu obtenir copie intégrale de la bande, vous donne l’intégralité du discours- programme sous forme d’interview, de « IB », prévue pour passer sur TF1, la première chaîne française, deux jours après sa prise de pouvoir à Abidjan, programmée elle, pour la Noël 2007.
Caméra au point, c’est Jean François Cazé lui-même qui coache le «futur» homme fort du palais d’Abidjan- plateau. Car dans leur plan de déstabilisation de la Côte d’Ivoire, malgré le semblant de réchauffement des relations entre Paris et Abidjan, tout a été planifié par l’hexagone. En témoigne la montée en première ligne de la presse française conduite par TF1. Bonjour, merci de nous recevoir, monsieur le président. Premièrement, il y a eu un coup d’Etat en Côte d’Ivoire qui vous a permis d’accéder au pouvoir. Merci de nous recevoir, moi et mes confrères. La première question qui est vraiment improvisée, on voulait savoir pourquoi vous êtes arrivé au pouvoir et ce sera la deuxième question, quel sera votre programme de gouvernement ?
Je tiens d’abord à vous remercier d’avoir fait le déplacement pour venir me rencontrer. Cela donne l’occasion au monde entier de comprendre pourquoi il y a eu cette situation en Côte d’Ivoire. Effectivement, je suis arrivé au pouvoir parce que le pays avait besoin de ça. Il y avait une situation de crise très lourde qui rendait la vie difficile en Côte d’Ivoire. La situation des Ivoiriens ne changeait pas depuis 2001, depuis 2002 même, depuis l’arrivée de Gbagbo au pouvoir. Il n’a pas fait l’effort de ramener la paix entre les Ivoiriens en Côte d’Ivoire. De ramener l’unité entre les Ivoiriens. Il s’est enfoncé en creusant un fossé d’une vie désordonnée, d’une vie malsaine parce qu’avec les biens de l’Etat, tout un pillage a commencé à s’installer. Tout ce que nous avons combattu depuis le début, Gbagbo est revenu là-dessus. Il n’a pas changé. Et il fallait que, arrivé un certain moment, nous prenions nos responsabilités et c’est ce que nous avons fait. C’est-à-dire totalement dégager le système qui était en place. Par le système de personne, c’était tout un système qui avait miné la société ivoirienne. Le pillage des biens, l’insécurité, la xénophobie se sont accentués, la division a continué et il fallait que nous prenions nos responsabilités. Voilà un peu pourquoi nous sommes là aujourd’hui à la tête de ce pouvoir.
Votre parti s’appelle Unir. Aujourd’hui vous êtes à la tête de la Côte d’Ivoire. Deux jours après vous avez été reconnu par Sarkozy et les américains. La majorité des chefs d’Etat africains vous ont adressé leurs sincères vœux. Quel sera votre programme?
J’avais crée le parti UNIR quand j’étais en exil. Pour l’instant, depuis mon arrivée à la tête de ce pouvoir, par cette situation inconfortable en Côte d’Ivoire, je pense que je ne suis plus le président de UNIR. Je suis le président de tous les Ivoiriens. Le fait que nous avions nommé en son temps notre parti, UNIR, c’était une manière de démontrer à toute la communauté internationale, à tous les Ivoiriens, que nous étions dans l’optique d’unifier le pays et de ramener tous les ivoiriens dans le même bol. Aujourd’hui, pour joindre l’acte à la parole, étant au pouvoir, c’est ce que nous devons faire. C’est-à-dire, il faut créer en Côte d’Ivoire un système pour qu’il n’y ait pas de division entre les Ivoiriens. Il faut qu’à partir de maintenant, tous les Ivoiriens comprennent qu’il n’y a plus d’ethnies en Côte d’Ivoire. Il n’y a plus de Baoulé, de Malinké, plus de Bété. Nous sommes tous des ivoiriens. Tu ne parleras ton ethnie que quand tu seras à l’intérieur de ta maison avec ta femme et tes enfants. Dès que tu franchis le seuil de ta maison, tu n’es plus baoulé. Tu es Ivoirien. C’est ce que tous les ivoiriens doivent comprendre.
Ça c’est votre message?
Ça c’est mon message. Et nous arrivons au pouvoir, ce n’est pas pour nous remplir les poches comme l’ont fait nos prédécesseurs. Nous arrivons pour permettre aux ivoiriens de profiter de leur beau pays. Et à tous les étrangers de profiter de la Côte d’Ivoire, parce que la Côte d’Ivoire est une terre d’accueil. Aujourd’hui c’est un grand message que je suis en train de lancer. Il faut que tout le monde sache que la Côte d’Ivoire de maintenant, n’est pas celle d’avant. La récréation est terminée. Tout le monde doit se mettre au travail. Nous nous allons faire notre devoir celui d’assurer la sécurité de tous les Ivoiriens, de tous les frères étrangers et tous ce qui est bien en Côte d’Ivoire. Nous allons remettre l’ordre dans la justice, dans tous les compartiments. C’est donc pour rassurer les opérateurs économiques, les bailleurs de fonds que les choses ont changé et elles vont bien changer dans le fond, c’est-à-dire, la sécurité sera de rigueur. Les droits de l’homme, chacun sera libre de s’exprimer. Mais dans la logique. On n’a pas dit de s’exprimer en insultant un tel ou un tel. Il faut que chacun se respecte. Il faut que chaque citoyen respecte les feux de route. Il faut que chaque citoyen sache ses limites. Il faut une bonne gestion des biens de l’Etat pour que chacun comprenne où va l’argent du café, du cacao, du pétrole. Il faut mettre de l’ordre dans l’éducation, la santé. Vous avez le temps de voir cela dans notre programme de gouvernement…
Considérez-vous comme cette vague de jeunes chefs d’Etat comme on le voit au Moyen orient, dynamiques et qui prônent la démocratie ? Faites-vous partie de cette tête de pont, de ces nouveaux chefs d’Etat africains qui vont carrément changer la donne ?
Nous avons un devoir de changer la donne. Le monde évolue à chaque instant. Prenons l’exemple de la France. C’est une première fois que nous voyons un jeune chef d’Etat qui a à peine 52, 53 ans. Regardez ses pensées. Ce qu’il souhaite faire en France. Quand tu vois ces genres de trucs, tu souhaites faire la même chose chez toi. J’étais en exil, j’ai eu le temps de voyager. J’ai été dans les pays comme les Emirats, Londres, un peu aux USA. Je me sens républicain. C’est celui qui aime son pays. Celui qui pense tout donner à son pays. Ce que vous dites me va tellement droit au cœur que ce n’est pas parce que je veux ressembler à ces gens. Mais je le suis. Je veux un vrai changement pour mon pays et je vais le faire. En développant mon pays. En créant une vie paisible dans mon pays, cela empêche l’immigration. Et ça va résoudre le problème de l’immigration en France. Il suffit de créer les entreprises, des opportunités à tes compatriotes d’avoir du travail dans leur propre pays. Nous avons eu la chance d’avoir en son temps un président comme Houphouët Boigny qui a créé des cadres de haut niveau. Tout simplement c’est parce qu’ils sont mal utilisés. C’est un problème de personne. On utilise les gens parce qu’on vient du même village, même ethnie. Il faut utiliser les gens parce qu’ils ont la compétence, la valeur.
Et leur compétence.
Et leur compétence. C’est comme ça que la Côte d’Ivoire doit fonctionner.
Une question que je vais improviser. Il y a deux jours que vous êtes arrivé au pouvoir. TF1 a diffusé votre discours d’investiture. Dans le fond, vous avez expliqué ce que vous venez de dire. Le discours est assez choc. Vous avez choqué les ivoiriens mais dans le bon sens. Et le lendemain même sur le 13heures de TF1 de Jean pierre Pernot, il y a le responsable de l’association des français de Côte d’Ivoire qui s’est félicité de votre arrivée au pouvoir; qui s’est félicité de ce coup et qui a souhaité vous rencontrer dans les prochains jours pour éventuellement travailler avec vous sur le retour des français qui ont fui la Côte d’Ivoire, qui ont donné du travail, formé les ingénieurs (…)
Pas de réponse sur la bande…
Fin du discours selon la bande.
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Tags : ivoire, cote, ivoiriens, pouvoir, pays
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