La dissolution des Forces nouvelles exigée
par tufci, le 7 Novembre 2007 à 15:48
L’Action pour la protection des droits de l’Homme (Apdh) a recommandé, dans le cadre de la sortie de crise, la dissolution du mouvement Forces nouvelles (Fn, mouvement de la rébellion ivoirienne qui occupe le nord de la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002). C’était hier 6 novembre, à l’hôtel du district au Plateau, à la faveur d’une conférence de presse animée par le nouveau président de l’Apdh, Maître Gouaméné Hervé. En effet, pour l’Apdh, il faut donner plus de poids à l’accord politique de Ouagadougou signé le 4 mars dernier. Il s’agit donc de procéder au désarmement ‘’immédiat et sans condition de toutes les bandes armées ; la dissolution pure et simple du mouvement dénommé Forces Nouvelles ; le démantèlement de toutes les milices ; le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire’’ telle est la thérapie de choc que recommande l’Apdh pour sortir de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002. En outre, Gouaméné Hervé, président de l’Apdh a félicité l’Onu pour la résolution 1782. S’agissant des questions du désarmement et des violations des droits de l’Homme, l’Apdh exhorte la communauté internationale à soutenir financièrement le programme de sortie de crise en Cote d’Ivoire. Bien avant, l’Apdh a rappelé que l’accord politique de Ouagadougou a suscité beaucoup d’espoir au sein des communautés nationale et internationale parce qu’il avait l’avantage de donner un chronogramme précis pour son application. L’Apdh a noté que cet accord a permis une décrispation relative du climat sociopolitique avec la cérémonie de la Flamme de la paix du 30 juillet 2007 en présence du Président de la République à Bouaké, quartier général des Forces Nouvelles et la participation du Premier ministre à la Fête de la résistance pour la paix le 20 octobre 2007 à Gagnoa, ville natale du président de la République. L’Apdh a constaté également quelques acquis notamment, l’adoption par voie d’ordonnance d’une loi d’amnistie, la suppression de la zone de confiance, la création et la mise en place du Centre de commandement intégré (CCI), le début du redéploiement de l’administration et des audiences foraines. Cependant l’Apdh a considéré que les points ci-dessus mentionnés sont insignifiants devant les attentes des populations et au regard de la persistance des atteintes aux droits de l’Homme. A la vérité, le point essentiel sur lequel bute tout le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, depuis l’accord de Linas Marcoussis jusqu’à celui de Ouagadougou, reste et demeure le désarmement. Il est à noter que toutes les autres questions que sont le redéploiement de l’administration, l’identification, le retour effectif des déplacés de guerre et même le rétablissement de l’autorité de l’Etat sont conditionnées par l’effectivité du désarmement. C’est pourquoi, de tout temps, l’Apdh n’a eu de cesse de dénoncer les lenteurs et les tergiversations des gouvernements successifs sur la question du désarmement et des flagrantes violations des droits de l’Homme.
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Tags : apdh, forces, desarmement, nouvelles, crise
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