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ONG Trait d'Union
La sagesse n'est pas dans la raison , mais dans l'amour. -
Opération « Noël à Abidjan ». Cotonou/jour J-15. Depuis vendredi dernier, une vidéo illustrant la prise de pouvoir à Abidjan par le sergent chef Ibrahim Coulibaly dit « IB », circule sous les manteaux dans la capitale économique ivoirienne. D’une durée de 2 heures, seulement quelques extraits ont pu être mis en ligne sur le Net. Comme promis, le Matin d’Abidjan qui a pu obtenir copie intégrale de la bande, vous donne l’intégralité du discours- programme sous forme d’interview, de « IB », prévue pour passer sur TF1, la première chaîne française, deux jours après sa prise de pouvoir à Abidjan, programmée elle, pour la Noël 2007.
Caméra au point, c’est Jean François Cazé lui-même qui coache le «futur» homme fort du palais d’Abidjan- plateau. Car dans leur plan de déstabilisation de la Côte d’Ivoire, malgré le semblant de réchauffement des relations entre Paris et Abidjan, tout a été planifié par l’hexagone. En témoigne la montée en première ligne de la presse française conduite par TF1. Bonjour, merci de nous recevoir, monsieur le président. Premièrement, il y a eu un coup d’Etat en Côte d’Ivoire qui vous a permis d’accéder au pouvoir. Merci de nous recevoir, moi et mes confrères. La première question qui est vraiment improvisée, on voulait savoir pourquoi vous êtes arrivé au pouvoir et ce sera la deuxième question, quel sera votre programme de gouvernement ?
Je tiens d’abord à vous remercier d’avoir fait le déplacement pour venir me rencontrer. Cela donne l’occasion au monde entier de comprendre pourquoi il y a eu cette situation en Côte d’Ivoire. Effectivement, je suis arrivé au pouvoir parce que le pays avait besoin de ça. Il y avait une situation de crise très lourde qui rendait la vie difficile en Côte d’Ivoire. La situation des Ivoiriens ne changeait pas depuis 2001, depuis 2002 même, depuis l’arrivée de Gbagbo au pouvoir. Il n’a pas fait l’effort de ramener la paix entre les Ivoiriens en Côte d’Ivoire. De ramener l’unité entre les Ivoiriens. Il s’est enfoncé en creusant un fossé d’une vie désordonnée, d’une vie malsaine parce qu’avec les biens de l’Etat, tout un pillage a commencé à s’installer. Tout ce que nous avons combattu depuis le début, Gbagbo est revenu là-dessus. Il n’a pas changé. Et il fallait que, arrivé un certain moment, nous prenions nos responsabilités et c’est ce que nous avons fait. C’est-à-dire totalement dégager le système qui était en place. Par le système de personne, c’était tout un système qui avait miné la société ivoirienne. Le pillage des biens, l’insécurité, la xénophobie se sont accentués, la division a continué et il fallait que nous prenions nos responsabilités. Voilà un peu pourquoi nous sommes là aujourd’hui à la tête de ce pouvoir.
Votre parti s’appelle Unir. Aujourd’hui vous êtes à la tête de la Côte d’Ivoire. Deux jours après vous avez été reconnu par Sarkozy et les américains. La majorité des chefs d’Etat africains vous ont adressé leurs sincères vœux. Quel sera votre programme?
J’avais crée le parti UNIR quand j’étais en exil. Pour l’instant, depuis mon arrivée à la tête de ce pouvoir, par cette situation inconfortable en Côte d’Ivoire, je pense que je ne suis plus le président de UNIR. Je suis le président de tous les Ivoiriens. Le fait que nous avions nommé en son temps notre parti, UNIR, c’était une manière de démontrer à toute la communauté internationale, à tous les Ivoiriens, que nous étions dans l’optique d’unifier le pays et de ramener tous les ivoiriens dans le même bol. Aujourd’hui, pour joindre l’acte à la parole, étant au pouvoir, c’est ce que nous devons faire. C’est-à-dire, il faut créer en Côte d’Ivoire un système pour qu’il n’y ait pas de division entre les Ivoiriens. Il faut qu’à partir de maintenant, tous les Ivoiriens comprennent qu’il n’y a plus d’ethnies en Côte d’Ivoire. Il n’y a plus de Baoulé, de Malinké, plus de Bété. Nous sommes tous des ivoiriens. Tu ne parleras ton ethnie que quand tu seras à l’intérieur de ta maison avec ta femme et tes enfants. Dès que tu franchis le seuil de ta maison, tu n’es plus baoulé. Tu es Ivoirien. C’est ce que tous les ivoiriens doivent comprendre.
Ça c’est votre message?
Ça c’est mon message. Et nous arrivons au pouvoir, ce n’est pas pour nous remplir les poches comme l’ont fait nos prédécesseurs. Nous arrivons pour permettre aux ivoiriens de profiter de leur beau pays. Et à tous les étrangers de profiter de la Côte d’Ivoire, parce que la Côte d’Ivoire est une terre d’accueil. Aujourd’hui c’est un grand message que je suis en train de lancer. Il faut que tout le monde sache que la Côte d’Ivoire de maintenant, n’est pas celle d’avant. La récréation est terminée. Tout le monde doit se mettre au travail. Nous nous allons faire notre devoir celui d’assurer la sécurité de tous les Ivoiriens, de tous les frères étrangers et tous ce qui est bien en Côte d’Ivoire. Nous allons remettre l’ordre dans la justice, dans tous les compartiments. C’est donc pour rassurer les opérateurs économiques, les bailleurs de fonds que les choses ont changé et elles vont bien changer dans le fond, c’est-à-dire, la sécurité sera de rigueur. Les droits de l’homme, chacun sera libre de s’exprimer. Mais dans la logique. On n’a pas dit de s’exprimer en insultant un tel ou un tel. Il faut que chacun se respecte. Il faut que chaque citoyen respecte les feux de route. Il faut que chaque citoyen sache ses limites. Il faut une bonne gestion des biens de l’Etat pour que chacun comprenne où va l’argent du café, du cacao, du pétrole. Il faut mettre de l’ordre dans l’éducation, la santé. Vous avez le temps de voir cela dans notre programme de gouvernement…
Considérez-vous comme cette vague de jeunes chefs d’Etat comme on le voit au Moyen orient, dynamiques et qui prônent la démocratie ? Faites-vous partie de cette tête de pont, de ces nouveaux chefs d’Etat africains qui vont carrément changer la donne ?
Nous avons un devoir de changer la donne. Le monde évolue à chaque instant. Prenons l’exemple de la France. C’est une première fois que nous voyons un jeune chef d’Etat qui a à peine 52, 53 ans. Regardez ses pensées. Ce qu’il souhaite faire en France. Quand tu vois ces genres de trucs, tu souhaites faire la même chose chez toi. J’étais en exil, j’ai eu le temps de voyager. J’ai été dans les pays comme les Emirats, Londres, un peu aux USA. Je me sens républicain. C’est celui qui aime son pays. Celui qui pense tout donner à son pays. Ce que vous dites me va tellement droit au cœur que ce n’est pas parce que je veux ressembler à ces gens. Mais je le suis. Je veux un vrai changement pour mon pays et je vais le faire. En développant mon pays. En créant une vie paisible dans mon pays, cela empêche l’immigration. Et ça va résoudre le problème de l’immigration en France. Il suffit de créer les entreprises, des opportunités à tes compatriotes d’avoir du travail dans leur propre pays. Nous avons eu la chance d’avoir en son temps un président comme Houphouët Boigny qui a créé des cadres de haut niveau. Tout simplement c’est parce qu’ils sont mal utilisés. C’est un problème de personne. On utilise les gens parce qu’on vient du même village, même ethnie. Il faut utiliser les gens parce qu’ils ont la compétence, la valeur.
Et leur compétence.
Et leur compétence. C’est comme ça que la Côte d’Ivoire doit fonctionner.
Une question que je vais improviser. Il y a deux jours que vous êtes arrivé au pouvoir. TF1 a diffusé votre discours d’investiture. Dans le fond, vous avez expliqué ce que vous venez de dire. Le discours est assez choc. Vous avez choqué les ivoiriens mais dans le bon sens. Et le lendemain même sur le 13heures de TF1 de Jean pierre Pernot, il y a le responsable de l’association des français de Côte d’Ivoire qui s’est félicité de votre arrivée au pouvoir; qui s’est félicité de ce coup et qui a souhaité vous rencontrer dans les prochains jours pour éventuellement travailler avec vous sur le retour des français qui ont fui la Côte d’Ivoire, qui ont donné du travail, formé les ingénieurs (…)
Pas de réponse sur la bande…
Fin du discours selon la bande.
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Le président Paul Biya, à la tête du Cameroun depuis 25 ans, a estimé mardi que la politique africaine de la France est marquée par une "rupture dans la forme" mais une "continuité dans le fond" depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l'Etat français en mai."Je pense qu'il y a plus rupture dans la forme et continuité dans le fond. Maintenant la nouvelle politique africaine de la France est en cours d'élaboration et il y a peut-être des changements, mais je crois que la rupture est surtout formelle", a déclaré M. Biya sur la chaîne de télévision France 24.
Le président Biya, 74 ans, dirige depuis 1982 le Cameroun, dont la France est le premier bailleur de fonds. Il a entamé en 2004 son dernier mandat présidentiel qui doit s'achever en 2011.
M. Sarkozy a assuré vouloir faire table rase de la "Françafrique", terme qui désigne les relations étroites nouées depuis les indépendances entre les dirigeants français et les régimes africains, marquées par certaines pratiques controversées (corruption, réseaux d'influence notamment).
"J'observe qu'il veut maintenir une continuité, une discussion ouverte, il veut savoir ce que les Africains veulent et la France verra ce qu'elle peut faire", a expliqué le chef de l'Etat camerounais, qui a été reçu vendredi à Paris par M. Sarkozy.
Paul Biya a salué le discours que le président français avait prononcé en juillet à Dakar comme posant "les jalons d'une nouvelle ère de coopération entre la France et l'Afrique". Ce discours a valu à M. Sarkozy les critiques de responsables et intellectuels africains.
"Ce que moi j'ai surtout retenu, c'est qu'il fallait que les Africains cessent de se plaindre du passé colonial, de l'aliénation coloniale et qu'ils assument le double héritage : l'héritage africain - qui est le leur, qui est inné - et ce qu'ils ont pu acquérir au contact avec les milieux occidentaux, et qu'ils se tournent vers l'avenir", a dit M. Biya.
Par ailleurs, M. Biya a souhaité la présence du président zimbabwéen Robert Mugabe au sommet Europe-Afrique, prévu en décembre à Lisbonne.
"Je souhaiterais que nos amis européens et notamment la Grande-Bretagne accepte que toute l'Afrique qui veut y participer y participe", a-t-il dit.
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Le pilote belge Jacques Wilmart a affirmé dimanche soir que les Tchadiens étaient "parfaitement au courant" de l'opération controversée de l'association l'Arche de Zoé, dans un entretien à la chaîne de télévision publique belge RTBF. "Moi, j'ai aidé les Espagnols à remplir le plan de vol. Le motif du vol, c'est +EVASAN+, en langue d'aviation, cela veut dire +Evacuation Sanitaire+. Donc, ils (les Tchadiens, ndlr) étaient parfaitement au courant", a déclaré Jacques Wilmart."C'étaient des militaires tchadiens qui gardaient l'aéroport, qui nous ouvraient la barrière. Alors on ne peut pas dire qu'on n'était pas au courant, que c'était une mission secrète, et que tout était falsifié. C'est risible. Si ce n'était pas aussi tragique, cela serait risible", a-t-il poursuivi.
Jacques Wilmart, 75 ans, s'exprimait depuis sa chambre d'hôpital, où il est soigné pour déshydratation, au lendemain de son arrivée à Bruxelles.
Le pilote belge a aussi réaffirmé sa conviction que l'opération de l'Arche de Zoé était juste.
"Les femmes ou les hommes qui ne sont plus capables de nourrir leurs enfants ou de leur assurer un minimum d'avenir, ils sont prêts, non pas à les vendre, mais à les donner à des blancs, pour leur donner une chance de survivre", a-t-il assuré.
"Je crois qu'ils (les autorités judiciaires tchadiennes, ndlr) sont convaincus de ma bonne foi (...). Je suis prêt a affronter n'importe quoi, la tête haute", a-t-il souligné.
Arrêté le 28 octobre à N'Djamena, le pilote belge avait été remis en liberté provisoire vendredi par le juge d'instruction tchadien.
Il avait acheminé une partie des 103 enfants de la frontière tchado-soudanaise à Abéché, dans l'est du Tchad, d'où l'organisation l'Arche de Zoé entendait ensuite les transporter en France.
Il reste formellement inculpé de "complicité d'enlèvement de mineurs" au Tchad, même si son avocat espère qu'il bénéficiera d'un non-lieu.
L'Arche de Zoé avait présenté les enfants comme des orphelins de la région soudanaise du Darfour, limitrophe du Tchad et en proie à la guerre civile, et avait affirmé réaliser une évacuation sanitaire.
Mais, selon les premiers éléments d'une enquête menée par des organisations humanitaires internationales auprès des enfants, ces derniers viennent de villages tchadiens et ont tous au moins un adulte qu'il considèrent comme un "parent".
Ils étaient en outre globalement en bonne santé quand ils ont été récupérés par les autorités tchadiennes le 25 octobre.
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Abidjan (Côte d’Ivoire) - John D. Négroponte, sous secrétaire d’Etat et numéro deux dans la hiérarchie du département d’Etat américain a réaffirmé dimanche au terme d’une rencontre avec le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, le soutien des Etats Unis au processus de paix en cours dans le pays après la signature de l’accord de Ouagadougou du 4 mars, a constaté APA à Abidjan.
«Nous avons eu une très bonne discussion sur le processus de paix ici en Côte d’Ivoire. Nous avons parlé du processus de désarmement, d’identification d’une part et d’autre part du service civique et des audiences foraines », a-t-il expliqué.
«C’est un processus qui doit être mené par le peuple ivoirien mais il mérite d’être soutenu par les Etats-Unis et de concert avec les autres membres de la communauté internationale », a indiqué le diplomate américain qui effectue une visite de 24 heures en Côte d’Ivoire.
Selon John Négroponte, son séjour à Abidjan a pour objectif « d’apporter un message d’encouragement au Premier ministre et aux autres acteurs dont des leaders de partis politiques ».
«Il y a déjà une bonne assistance à la Côte d’Ivoire en particulier dans le domaine de la lutte contre le SIDA", a-t-il poursuivi.
Avec la normalisation de la situation politique et la mise en place d’un fondement solide de démocratie, "nous avons bon espoir qu’il y a de meilleures perspectives et d’aide à la Côte d’Ivoire », a conclu l’émissaire du président Georges Bush.
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Coulibaly Bader, quel est l’objet de votre visite à Soir Info ?
Coulibaly Bader : C’est une visite de courtoisie et d’échanges avec votre Rédaction. Etant à mi parcours de nos activités politiques, nous pensons qu’il est bienséant de rendre visite aux Rédactions, et faire un bilan, parce que vous êtes nos premiers partenaires.
Justement quel bilan faites vous depuis la création de votre parti l’Unir ?
C.B : Dieu merci, le parti se porte très bien et va même au delà de nos espérances parce que nous avons un certain nombre de militants auquel on ne s’attendait pas en moins de deux ans d’existence. Donc nous pensons que ça va.
Aujourd’hui, combien de militants revendiquez-vous ?
C.B : Nous n’avons pas encore le retour de toutes nos fiches d’adhésion, mais nous revendiquons plus de 7000 militants. C’est ce qui est enregistré dans nos ordinateurs pour l’instant. Mais il y a plusieurs milliers de fiches d’adhésion qui sont sorties mais nous attendons leur retour.
Le président de votre parti Ibrahim Coulibaly dit IB rentre quand au pays ?
C.B : Comme lui même l’a dit, juste avant la fin de l’année, si tout se passe très bien parce qu’il faut tenir compte des conditions sécuritaires.
Il y a quelque temps, votre président avait déclaré qu’il est candidat à la présidentielle, alors comment préparez-vous la campagne à venir ?
C.B : Je vais vous rappeler que nous ne sommes pas encore à la période de campagne, c’est la pré campagne. Et donc, en tant que parti politique, nous installons les sections parce que comme notre Secrétaire national à l’organisation et à la mobilisation aime bien le dire, il vaut mieux avoir 5 militants qui ont leurs pièces au complet, et qui sont des militants de conviction, que de revendiquer 3 millions et dont 2 millions 988 n’ont pas de pièces. Donc nous sommes dans cette logique.
Quelle appréciation faites vous du déroulement des audiences foraines ?
C.B : Nous apprécions bien les audiences foraines parce qu’il faut bien que tous les citoyens qui vivent sur le territoire soient dans les fichiers de l’état civil. C’est tout à fait normal. Mais nous avons une autre préoccupation concernant les audiences foraines. Il faut dire que jusqu’aujourd’hui, toutes les Juridictions n’ont pas encore été installées et puis, on nous dit que ceux qui seront recensés pendant ces audiences foraines, ne pourront pas prendre par aux élections. C’est ce qu’on nous a dit. Mais nous avons une préoccupation, nous constatons avec regret, que plusieurs millions n’ont pas de pièces d’identité. Je vous fait remarquer que si nous ne faisons pas les élections avant 2010, au delà de 2009, aucun Ivoirien n’aura une carte d’identité digne de ce nom puisse que les cartes d’identité vertes prennent fin en décembre 2009. Au jour d’aujourd’hui, nous ne vivons que d’attestation d’identité. On peut être Ivoirien aujourd’hui et un an après, quand on va refaire l’attestation d’identité, on nous demande encore un certificat de nationalité pour prouver qu’on est Ivoirien. Nous trouvons cela aberrant.
Il est fait état de ce que certaines formations politiques ou mouvements politiques, notamment les Forces nouvelles, proposent la formation d’un nouveau gouvernement. Quel est votre avis ?
C.B : Nous ne savons pas les tenants et les aboutissants, c’est à dire que nous ne savons pas la raison fondamentale d’un remaniement puisse que ne faisant pas partie de ce gouvernement. Mais en feuilletant la presse ce matin, nous apprenons que la Primature ne serait pas totalement d’accord avec les attitudes de certains cadres du Pdci, puisque c’est le Pdci qui a été nommément cité. Et donc c’est l’une des raisons, mais on attend de voir avant de se prononcer véritablement.
L’accord politique de Ouagadougou a été signé il y a 8 mois. Pensez-vous que cet accord peut ramener véritablement la paix en Côte d’Ivoire ?
C.B : Nous ne croyons pas en l’accord de Ouagadougou pour la simple raison qu’un acteur majeur, notre mentor Ibrahim Coulibaly dit IB a été volontairement a été sciemment oublié alors que nous savons, Ivoiriens que nous sommes, qu’il est l’un des acteurs majeurs de cette crise et nous en voulons pour preuve, chaque jour, la presse parle de lui. Et quand on parle de I..B., certains tremblent dans leurs salons. Mais on ne l’intègre pas dans les différents accords. Il n’y a pas que IB, mais nous prenons le cas spécifique de IB parce que c’est ce qui nous intéresse particulièrement. Nous sommes choqués que tous les Ivoiriens ne soient pas intégrés, notamment l’un des acteurs principaux en la personne de IB. Il faut absolument un accord pour qu’il soit pris en compte.
Donc vous demandez de mettre l’accord de Ouagadougou de côté pour négocier un autre accord ?
C.B : Il faut négocier un autre accord où IB sera inclu. Nous disons que l’accord de Ouagadougou ne va pas aboutir. A preuve, on nous parle de remaniement ministériel. On dit que l’opposition peut démissionner si elle ne se sent pas concernée. Est ce que nous allons vers la paix, si l’opposition venait à démissionner parce que ce sera finalement un accord entre les Forces nouvelles et le camp présidentiel.
Un organe de presse a fait état récemment de ce que IB a acheté un bateau, et qu’il serait prêt à faire entrer des armes en Côte d’Ivoire. Confirmez-vous l’information ?
C.B : Il faut que les uns et les autres comprennent que M. Ibrahim Coulibaly n’est pas l’éternel putschiste qu’on voudrait nous faire croire. Le premier à faire son désarmement en Côte d’Ivoire, c’est IB, en créant un parti politique pour acquérir le pouvoir d’Etat par les urnes. Il faut que cela soit su. La même presse qui dit aujourd’hui qu’il a acheté un bateau dans lequel il va convoyer bientôt des armes l’a retrouvé dans une prison à Cotonou mais elle ne nous a pas dit qu’il est sorti de prison pour aller acheter un bateau. C’est pour vous dire que c’est un canular et qu’il n’en est rien.
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Lors de la présentation dudit rapport le 22 octobre dernier au siège de l’ONU à New York, l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies, SEM Alcide Djédjé, avait critiqué la fiabilité des informations contenues dans ce rapport et relatives aux violations des droits de l’homme. Intervenant lundi dernier sur les antennes de la radio onusienne, le chef de la Division des droits de l’homme de l’ONUCI, a indiqué que personne, aussi bien à New York qu’à Abidjan, ne doute aujourd’hui du sens d’objectivité et de responsabilité avec lesquels la Division des droits de l’homme mène son travail. « Avant de publier un rapport, nous envoyons un premier brouillon à toutes les personnes et les institutions concernés, y compris le gouvernement, les autorités des Forces nouvelles, les ONGs, les missions diplomatiques, les agences du système des Nations Unies etc.... pour commentaires et observations », a dit le Dr Simon Munzu. Il a ajouté que la publication du rapport prend en compte les commentaires et observations des uns et des autres. « Cela veut dire que systématiquement, nous soumettons notre travail aux tests de la rigueur bien avant la publication de nos rapports. Alors dire aujourd’hui que nous publions des informations « colportées », parce que c’est le terme qui a été utilisé par Son Excellence l’ambassadeur, nous n’avons pas trop bien compris d’où cela sortait ! », a déclaré Simon Munzu. Dans sa réaction aux Nations Unies, l’Ambassadeur Alcide Djédjé soulignait que le rapport du secrétaire général étant un document de référence, les observations qu’il contient devraient être étayées par des faits précis et vérifiables par tous. « Les fonctionnaires de notre organisation doivent travailler sur des faits et non sur des allégations colportées çà et là. Moi aussi, je reçois régulièrement des informations faisant état de corruption de certains officiels de l’ONUCI, notamment de la division des droits de l’homme, dans le but de mentionner certains affirmations dans leurs rapports en vue de ternir l’image du gouvernement », écrivait le diplomate ivoirien. « Nous avons été vraiment choqués par de tels propos, parce que nous ne nous reconnaissons pas du tout dans ce qui a été allégué par son Excellence l’ambassadeur », a conclu le Dr Munzu.
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Lors de la présentation dudit rapport le 22 octobre dernier au siège de l’ONU à New York, l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies, SEM Alcide Djédjé, avait critiqué la fiabilité des informations contenues dans ce rapport et relatives aux violations des droits de l’homme. Intervenant lundi dernier sur les antennes de la radio onusienne, le chef de la Division des droits de l’homme de l’ONUCI, a indiqué que personne, aussi bien à New York qu’à Abidjan, ne doute aujourd’hui du sens d’objectivité et de responsabilité avec lesquels la Division des droits de l’homme mène son travail. « Avant de publier un rapport, nous envoyons un premier brouillon à toutes les personnes et les institutions concernés, y compris le gouvernement, les autorités des Forces nouvelles, les ONGs, les missions diplomatiques, les agences du système des Nations Unies etc.... pour commentaires et observations », a dit le Dr Simon Munzu. Il a ajouté que la publication du rapport prend en compte les commentaires et observations des uns et des autres. « Cela veut dire que systématiquement, nous soumettons notre travail aux tests de la rigueur bien avant la publication de nos rapports. Alors dire aujourd’hui que nous publions des informations « colportées », parce que c’est le terme qui a été utilisé par Son Excellence l’ambassadeur, nous n’avons pas trop bien compris d’où cela sortait ! », a déclaré Simon Munzu. Dans sa réaction aux Nations Unies, l’Ambassadeur Alcide Djédjé soulignait que le rapport du secrétaire général étant un document de référence, les observations qu’il contient devraient être étayées par des faits précis et vérifiables par tous. « Les fonctionnaires de notre organisation doivent travailler sur des faits et non sur des allégations colportées çà et là. Moi aussi, je reçois régulièrement des informations faisant état de corruption de certains officiels de l’ONUCI, notamment de la division des droits de l’homme, dans le but de mentionner certains affirmations dans leurs rapports en vue de ternir l’image du gouvernement », écrivait le diplomate ivoirien. « Nous avons été vraiment choqués par de tels propos, parce que nous ne nous reconnaissons pas du tout dans ce qui a été allégué par son Excellence l’ambassadeur », a conclu le Dr Munzu.
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L’Action pour la protection des droits de l’Homme (Apdh) a recommandé, dans le cadre de la sortie de crise, la dissolution du mouvement Forces nouvelles (Fn, mouvement de la rébellion ivoirienne qui occupe le nord de la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002). C’était hier 6 novembre, à l’hôtel du district au Plateau, à la faveur d’une conférence de presse animée par le nouveau président de l’Apdh, Maître Gouaméné Hervé. En effet, pour l’Apdh, il faut donner plus de poids à l’accord politique de Ouagadougou signé le 4 mars dernier. Il s’agit donc de procéder au désarmement ‘’immédiat et sans condition de toutes les bandes armées ; la dissolution pure et simple du mouvement dénommé Forces Nouvelles ; le démantèlement de toutes les milices ; le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire’’ telle est la thérapie de choc que recommande l’Apdh pour sortir de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002. En outre, Gouaméné Hervé, président de l’Apdh a félicité l’Onu pour la résolution 1782. S’agissant des questions du désarmement et des violations des droits de l’Homme, l’Apdh exhorte la communauté internationale à soutenir financièrement le programme de sortie de crise en Cote d’Ivoire. Bien avant, l’Apdh a rappelé que l’accord politique de Ouagadougou a suscité beaucoup d’espoir au sein des communautés nationale et internationale parce qu’il avait l’avantage de donner un chronogramme précis pour son application. L’Apdh a noté que cet accord a permis une décrispation relative du climat sociopolitique avec la cérémonie de la Flamme de la paix du 30 juillet 2007 en présence du Président de la République à Bouaké, quartier général des Forces Nouvelles et la participation du Premier ministre à la Fête de la résistance pour la paix le 20 octobre 2007 à Gagnoa, ville natale du président de la République. L’Apdh a constaté également quelques acquis notamment, l’adoption par voie d’ordonnance d’une loi d’amnistie, la suppression de la zone de confiance, la création et la mise en place du Centre de commandement intégré (CCI), le début du redéploiement de l’administration et des audiences foraines. Cependant l’Apdh a considéré que les points ci-dessus mentionnés sont insignifiants devant les attentes des populations et au regard de la persistance des atteintes aux droits de l’Homme. A la vérité, le point essentiel sur lequel bute tout le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, depuis l’accord de Linas Marcoussis jusqu’à celui de Ouagadougou, reste et demeure le désarmement. Il est à noter que toutes les autres questions que sont le redéploiement de l’administration, l’identification, le retour effectif des déplacés de guerre et même le rétablissement de l’autorité de l’Etat sont conditionnées par l’effectivité du désarmement. C’est pourquoi, de tout temps, l’Apdh n’a eu de cesse de dénoncer les lenteurs et les tergiversations des gouvernements successifs sur la question du désarmement et des flagrantes violations des droits de l’Homme.
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Il s’en était fallu de peu pour que la crise gouvernementale éclate lorsque pour une question de redéploiement de l’administration, le Premier ministre et son ministre de l’Intérieur se soient suspectés. En dépit du désamorçage de la crise, Désiré Tagro demeure un épouvantail pour Guillaume Soro.
Le Premier ministre Guillaume Soro est véritablement entre le marteau et l’enclume. Occupé à régler ses comptes avec ses alliés du G7 qui louvoient son poste, le Chef du gouvernement passerait également des nuits blanches en cherchant à comprendre le nouvel activisme du ministre Désiré Tagro. Le collaborateur de Soro s’est, selon nos sources, lancé dans une nouvelle mission. Cette mission qui reprend en fait les récriminations de l’opposition à l’égard de Soro est une vraie bombe à retardement qui risque de pourrir les relations suspicieuses entre les deux hommes. Selon nos sources, le ministre de l’Intérieur a entrepris de faire savoir au Président Blaise Compaoré que le Premier ministre refuse à tort ou à raison d’atteindre sa vitesse de croisière dans l’application de l’Accord politique de Ouagadougou. Pour Tagro qui avait été accusé par les proches de Soro de vouloir bloquer le redémarrage des audiences foraines, le processus tel qu’il est mené en ce moment est bel et bien lent. Le camp présidentiel aurait d’après nos sources, eu vent de la teneur de l’Opération ‘’Strike Force 1’’. Aussi plus que l’opposition, le camp présidentiel voudrait sortir dans les brefs délais de la situation hybride actuelle. C’est pourquoi, Désiré Tagro s’échine à expliquer au facilitateur les risques d’un laxisme dans l’application de l’Accord de Ouagadougou. A côté des raisons propres au camp présidentiel, les récentes déclarations de certains chefs de guerre notamment Chérif Ousmane ne sont guère rassurantes sur la trajectoire de l’ex-rébellion. Ce dernier a, en effet, mis insidieusement en garde l’aile politique des Forces nouvelles dans un entretien avec un quotidien de la place. Il a rappelé aux uns et aux autres qu’ils ne devaient pas perdre de vue les objectifs initiaux de la rébellion. Passé sous silence par le camp présidentiel, il ne demeure pas moins que cette déclaration a donné froid dans le dos des Refondateurs. Et comme si l’aile politique voulait faire chorus avec les chefs de guerre, les hommes de Soro commencent à faire germer l’idée selon laquelle son passage à la Primature pourrait encore durer. Les déclarations du porte-parole de la Primature sur le désarmement après les élections ont fini par convaincre Tagro que les Forces nouvelles veulent exécuter un agenda autre que celui proposé par l’Accord de Ouaga. Voulant se faire comprendre par un large éventail de personnes impliquées de près comme de loin dans l’Accord, le Chef de la délégation ivoirienne à Ouaga compte rencontrer, outre Blaise Compaoré, de nombreux diplomates de la sous-région et ici même à Abidjan pour exposer son point de vue. Tout cet activisme qui tombe à un mauvais moment pour Soro trouble le sommeil de tous à la Primature.
L’énigme Laurent Gbagbo
Dans les couloirs de la Primature, l’on recommence à s’interroger sur cette nouvelle initiative de Désiré Tagro. A en croire des collaborateurs du Premier ministre qui ont requis l’anonymat, il s’agit d’une nouvelle guerre après celle avortée sur le redéploiement des Préfets et Sous-préfets. Entre la Primature et le ministère de l’Intérieur, c’est inévitablement ‘’la guerre du fétichisme des dates’’. Mais dans ce nouveau bras de fer sournois, la Primature reste préoccupée par la position du Chef de l’Etat face aux agissements du premier policier ivoirien. Les relations courtoises entre Gbagbo et son Premier ministre sont telles que le numéro Ivoirien se serait déjà engagé à recadrer Soro après son passage à la Primature. Fort de ce constat, l’on se demande bien à la Primature si Désiré Tagro peut prendre une telle initiative sans la caution de Gbagbo ou du moins sans l’en aviser. Parce que du côté de la ‘’case du Plateau’’ l’on est convaincu que Tagro est aussi sur de lui que parce qu’il a l’onction de Laurent Gbagbo. Se voulant plus incisif notre informateur au niveau de la ‘’case’’ a fait remarquer que Tagro ne pèse rien sans le Président de la République. Qui est dans une situation inconfortable puisque aujourd’hui il ne peut se permettre d’affaiblir Soro mais aussi de désavouer publiquement Tagro. Face à ce qui se dit sur Tagro, un de ses proches collaborateurs est formel : ’’Il y a beaucoup de choses qui se disent sur le ministre de l’Intérieur par rapport au processus de paix. Mais, le patron reste fidèle à sa position de ne faire aucune déclaration à l’emporte pièce dans la presse car il ne veut pas fragiliser le processus dont il est un acteur capital. C’est vrai qu’il rencontrera le facilitateur qu’il voit souvent dans le cadre de l’Accord de Ouaga. Il rencontrera aussi des diplomates pour parler certainement de l’Accord de Ouaga. Mais, je ne puis vous dire les points qu’ils vont aborder. S’il discute avec eux de sa vision du processus, je ne peux rien vous dire mais ce qui est sûr c’est qu’il est en phase avec le Chef de l’Etat et le Premier ministre’’. Du côté de la Primature, le porte-parole Meité Sindou a été on ne peut plus clair : ‘’Je ne peux pas me prononcer sur ce qui n’est pas encore une information. Vous dites que le ministre Tagro aurait l’intention de voir le facilitateur pour lui faire part de ses réserves. Bon, il ne l’a pas encore fait. Mais, si vous écrivez cela c’est que la provenance est du ministère de l’Intérieur, le cabinet va faire une réunion de crise pour voir de quoi cela retourne et aviser. Et le Premier ministre pourrait convoquer le ministre Tagro pour en savoir davantage’’.
Comment la Primature va agir
En dépit du redéploiement de l’administration et du redémarrage des audiences foraines, le contentieux entre la Primature et le ministère de l’Intérieur n’a totalement pas été vidé. Les collaborateurs de Soro continuent d’imputer à Tagro les retards dont ils sont accusés. A les croire, les humeurs du ministre de l’Intérieur qu’ils soupçonnent d’avoir un agenda spécial et des intérêts économiques particuliers ont freiné les audiences foraines. Et comme cela ne suffisait pas, Tagro est accusé d’être trop proche de Adama Bictogo. Cette supposée proximité déplairait fortement aux spins doctors de Soro. Pour contrer Tagro, les hommes de Soro se disent très nantis. Mais, le moment n’est pas propice pour ‘’les répondeurs automatiques’’ de la Primature. Avec le désamour qui s’accentue avec leurs alliés du RHDP, les hommes de la Primature ne veulent pas ouvrir un autre front en attaquant un homme fort du camp présidentiel. Il s’agit de ne pas disperser ses forces et régler ‘’correctement’’ le cas de l’opposition en comptant sur le soutien de Laurent Gbagbo. En outre, la consigne est de ne pas s’attaquer lui-même s’il est établi qu’il agit comme un faux nez pour Gbagbo, un peu gêné aux entournures, en ce sens qu’il est le premier bouclier de Soro. Quelque peu désavoué par l’ONU, titillé par ses alliés du G7, la partie n’est pas de tout repos avec un Désiré Tagro ‘’iconoclaste’’.
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J'avais besoin de pousser un coup de gueule à propos de l'affaire de l'Arche de Zoé, vous savez, l'ONG qui est accusée d'enlèvement d'enfants au Tchad. Les membres de l'assoc sont retenus prisonniers par la justice tchadienne et risquent de longues peines de travaux forcés et ce, au même titre que le journaliste Marc Garmirian qui faisait un reportage sur l'Arche de Zoé.
C'est quand même incroyable d'inculper un journaliste alors qu'il ne faisait que son métier. Certes il était plus ou moins au courant des agissements peu scrupuleux de l'ONG puisqu'il la suivait au quotidien mais en quoi cela en fait-il un complice ? Son rôle était de témoigner par le biais de son reportage, il enquêtait en quelque sorte... C'est donc à la fois ridicule et révoltant de le savoir retenu prisonnier.
Maintenant j'attends que la France demande de manière claire la libération immédiate de Marc Garmirian, otage d'une affaire qui devient plus politique qu'autre chose. Un comité de soutien s'est créé et une pétition est en ligne sur le net : ici.
Une pensée aussi pour les membres de l'Arché de Zoé qui ont surement déconné sur ce coup là. Même si leurs intentions humanitaires sont louables, leur manière d'agir laisse à désirer. J'ai d'ailleurs bien aimé le commentaire d'Hervé Chabalier le président de l'agence CAPA (qui emploie Marc Garmirian) au sujet des membres de l'ONG : "Ils ont un grand cœur mais une petite tête"...
Voici une vidéo de ce qu'a filmé Marc Garmirian, très instructif... :
http://www.dailymotion.com/video/x3co5c_tommy_music
Tommy
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Rem, journaliste pas content !
Le comité de soutien à la journaliste Marie-Agnès Peleran et Reporters Sans Frontières ont déterminé ce jour une stratégie commune et souhaitent fermement couper court à toute polémique.
Nous œuvrons dans le seul et même but : faire en sorte que les 3 journalistes détenus au Tchad soient libérés au plus vite.
Le comité de soutien à la journaliste Marie-Agnès Peleran
porte parole : Maud de Bohan
http://www.soutienmapeleran.org/blog/
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C’est sur fond de polémique autour de la participation du Zimbabwe que l’Union européenne a finalisé la liste des invités au prochain sommet UE-Afrique les 8 et 9 décembre à Lisbonne, au Portugal. Le président Mugabe recevra son faire-part au même titre que les autres. C’est ce mardi à Accra au Ghana, que les troïkas africaines et européennes ont mis fin aux bisbilles diplomatiques. Le Premier ministre britannique s’opposait à la venue de Robert Mugabe au même titre que la Suède, la Finlande et les Pays-Bas. La nécessité de jeter les bases d’un partenariat d’avenir a pris le pas sur la demande de nouvelles sanctions.
Deux jours pour changer les relations entre les deux continents. Le pari est lancé car « nous avons déjà pris du retard et il y a urgence», s’alertait mardi sur RFI le Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire. Pour Louis Michel, l’enjeu principal des 8 et 9 décembre prochains à Lisbonne consistera surtout à ne pas se faire couper l’herbe sous le pied.
La concurrence est rude, elle s’écrit avec un grand « A » comme Asiatique. Ils sont nombreux les eurodéputés spécialistes des relations internationales au Parlement de Strasbourg à regretter qu’un sommet Chine-Afrique ait déjà eu lieu et qu’un autre se prépare entre le Japon et le continent noir.
C’est pourtant l’Union européenne qui avait été pionnière en la matière en programmant dès l’an 2000 la première rencontre euro-africaine. La seconde devait avoir lieu en 2003 mais ce fut un rendez-vous manqué pour cause, là aussi, de présence zimbabwéenne. Face aux pays récalcitrants à voir débarquer sur le sol européen le président Robert Mugabe, Bruxelles avait finalement décidé d’ajourner le sommet.
Mais 2007 n’est pas 2003. Il n’était pas question de répéter le scénario. D’ailleurs, le Portugal, pays assurant la présidence tournante de l’Union européenne jusqu’en décembre prochain, déclarait il y a un mois travailler ardemment au plan diplomatique pour que personne n’abandonne sa place à la veille de la date prévue.
Ainsi, le 17 octobre dernier, José Sócrates, le Premier ministre portugais balayait les craintes britanniques en expliquant dans une interview donnée au magazine français l’Express que « même ceux qui expriment une légitime intransigeance sur la question des droits de l’homme peuvent comprendre que ce sommet est justement nécessaire à leur amélioration.»
Un programme taillé sur mesure
La question des libertés humaines sera donc au menu le mois prochain au même titre que le développement économique, les ressources énergétiques, l’investissement technologique, la lutte contre le changement climatique et l’amélioration de la sécurité.
Promesse faite par Angela Merkel au président de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré, lors de sa dernière tournée africaine il y a trois semaines : «L’un des objectifs de ce partenariat UE-Afrique est de montrer aux autres partenaires dans le monde, comme la Chine par exemple, que dans notre coopération avec l’Afrique nous devons tous adopter les mêmes règles et nous y soumettre afin que l’Afrique elle-même puisse en tirer le plus grand profit. L’accent sera mis sur la stabilité politique et la liberté de la presse. Tous les pays d’Afrique doivent être invités mais tous doivent également être prêts aux critiques».
En faisant directement référence aux devoirs démocratiques ainsi qu’aux matières premières, la chancelière allemande ouvrait là l’une des clés de ce sommet : ne pas laisser l’Afrique se faire piller ses richesses. Mais derrière se cache l’énorme appétit de l’Europe.
Avec 30% des réserves minières mondiales, notamment de l’or, du cobalt, du phosphate, du manganèse, du cuivre, le continent intéresse les plus grands groupes miniers de la planète. Une manne à laquelle s’ajoutent d’importantes réserves de gaz.
Face à la pénurie de ressources naturelles et à la hausse de la demande énergétique, le continent a de quoi faire monter les enchères.
Emancipation ou recolonisation ?
« Le fric arrive jusqu’en Afrique ! », pouvait-on lire dans le titre d’un grand quotidien français le mois dernier. Le sommet UE-Afrique s’annonce prometteur, exit l’afro-pessimisme des années 80, voici venu l’heure d’un avenir radieux. Mais entre la gourmandise chinoise et les envies du reste de l’Asie, l’Europe devra jouer des coudes.
Dans son dernier rapport, le Fonds monétaire international prévoit que la croissance du continent noir dépassera de deux points la croissance du reste du monde dès l’année prochaine. Un autre rapport international (CNUCED) montre que la Chine s’affirme aujourd’hui comme le principal banquier de l’Afrique en y injectant ses gigantesques surplus commerciaux.
L’empire du Milieu a lui-même de sérieux concurrents puisque les investissements étrangers dans l’ensemble du continent ont dépassé les 36 milliards de dollars l’année dernière. C’est deux fois plus qu’en 2004. L’Inde, le Mexique, le Brésil et la Malaisie sont sur les rangs, faisant la part belle aux principaux bénéficiaires, le Nigéria et le Soudan.
Mais attention à la gueule de bois, avertissent déjà les analystes financiers. La fulgurance de cet essor économique dissimule son immense fragilité. Si l’Union européenne appelle à la stabilité démocratique, la Chine y semble beaucoup moins attachée. Sans vouloir jouer les Cassandre, on peut parier que le moindre soubresaut sur le marché pétrolier ferait trembler un continent tout entier, faisant apparaître au grand jour d’énormes failles économiques et politiques.
RFI
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RFI : Vous avez dclar la suppression de la carte de sjour. Est-ce que ce nest pas une annonce lectoraliste ?
Laurent Gbagbo : Depuis 1990, je suis contre la carte de sjour. Maintenant que jai une occasion de pouvoir la supprimer, je la supprimerai. Maintenant, il reste techniquement mettre cela en pratique, mais cela ira vite. En tout cas, dici deux semaines, ce sera fait.
RFI : Si la carte de sjour nexiste plus, quest-ce que vous allez faire pour que les trangers ne soient pas inquits sur leurs carte didentit ?
Laurent Gbagbo : Mais cest la carte de sjour mme qui est le tourment. Cest parce quon recherche la carte de sjour, quon les tracasse. Je voudrais vous dire ce quun compagnon dHouphout, Laurent Dona Fologo, ma dit aprs mon meeting, puisque que cest de lui quil sagit, il ma dit, vous savez, en aot 1993, Houphout Boigny a dit : Je vais supprimer la carte de sjour, parce que lon me dit que a sert torturer les trangers, les pourchasser partout, mme dans les mosques pour leur demander de largent, donc ce nest pas une bonne chose . Si cest pour lidentification des trangers, on peut les identifier autrement, partir de leur propres papiers d'identit.
RFI : Cette annonce intervient dans le contexte de paix et de rconciliation surtout entre la Cte dIvoire et le Burkina. On a envie de savoir entre Blaise Compaor ou vous, est-ce que cest vraiment rel, ou bien est-ce que cest quelque chose de passager comme dhabitude ?
Laurent Gbagbo : Mais pourquoi vous dites "comme dhabitude" ? Est-ce quil y a dj eu un premier bruit que la rconciliation tait mal faite ?
RFI : Cest une rconciliation dfinitive alors ?
Laurent Gbagbo : Ecoutez, Blaise Compaor et moi, nous nous connaissons, nous sommes camarades, nous sommes amis depuis longtemps. Je ne veux mme pas parler de laspect affectif quil y entre nous, parce que a, a ne regarde que nous. Mais je veux dire, du point de vue des intrts, nous sommes chefs dEtat de deux Etats voisins. Et deux Etats voisins, leur intrt, cest de vivre en paix, pour que lconomie marche, pour que les gens circulent.
RFI : Les audiences foraines ont commenc mais comment expliquez-vous quil y a un faible taux de participation ?
Laurent Gbagbo : Cest parce que vous tes ltranger, que vous croyiez que les gens allaient tre trs, trs nombreux.
RFI : Mais certaines sources parlaient de trois millions de personnes concernes...
Laurent Gbagbo : Ces personnes ont tort, je ne sais pas o elles ont pris leurs chiffres. Je vous signale quand mme que 70 % de la population ivoirienne a moins de 30 ans. Or, les jeunes de 30 ans et moins, ils ont tous t dclars, pratiquement tous. Donc, ce nest pas tonnant quil ny ait pas une affluence. Cest pour ceux qui nont jamais t dclars ltat-civil.
RFI : Vous pensez quils ne sont pas nombreux ?
Laurent Gbagbo : Je pense quils sont beaucoup, beaucoup, beaucoup moins nombreux quon ne le dit et je pense que laffluence telle quelle se manifeste aujourdhui, correspond lide que je me faisais de ceux qui nont pas t dclars.
RFI : Alors sur le processus, lavance du processus notamment, les Nations unies se sont inquites de la lente volution de ce processus. Comment ragissez-vous ? Jusque-l, il ny a eu que des actions symboliques ?
Laurent Gbagbo : Mais les Nations unies ont tort de dire cela. Il ny a pas eu que des actions symboliques. Le fait que le prsident de la Rpublique aille Bouak, qui est une ville de Cte dIvoire, ce nest pas un acte symbolique.
RFI : Les forces nouvelles retiennent toujours leur territoire...
Laurent Gbagbo : Attendez, attendez, attendez ; le fait quon prenne des fusils, entre 2 000 et 3 000 fusils et quon les brle, ce nest pas un acte symbolique. Le fait quaujourdhui, les gens circulent de la frontire du Burkina Abidjan et vice versa, de lest louest et vice versa, ce nest pas symbolique. Le fait que les gens qui sont de Solofo, de Kolongo, de Ferk, de Ouangolo, aillent dans leurs village aujourdhui et reviennent Abidjan, ce nest pas symbolique. Donc, moi, je crois que lon ne sentend pas sur les mots ; cest dommage, mais cest nous qui sommes dans le vrai. Moi aussi, je pense que cest assez lent, parce que je suis press daller aux lections, mais on ne peut pas baptiser ces actes-l d actes symboliques . Je regrette de leur dire cela, mais ce nest pas vrai.
RFI : Vous dites tout moment que vous tes press daller aux lections ; vos adversaires disent quils ne croient pas votre sincrit, que quelque part, cest vous qui bloquez un peu le processus ?
Laurent Gbagbo : Oui, mais ceux-l, ceux qui ont amen la guerre, que voulez-vous quils disent dautre ? Je les attends aux lections, puisque de toute faon, on ira aux lections, mais je ne veux pas en dire plus pour le moment.
RFI : Il y a quelques mois dj, Chirac est parti et Sarkozy est arriv la prsidence franaise. Quest-ce que cela a chang pour vous, pour la Cte dIvoire et la France ?
Laurent Gbagbo : Cela a chang beaucoup de choses. Chaque matin, la France ne rpte plus que le problme de la Cte dIvoire, cest Gbagbo Laurent. Et cela dj, ce nest pas symbolique, l non plus, cest un acte trs palpable. Je respire mieux et je dors mieux, depuis que Chirac nest plus l et quil est remplac par un autre.
RFI : Il vous empchait tant de dormir ?
Laurent Gbagbo : Oh oui ! Parce quil avait une curieuse faon de voir : il pensait que ctait le prsident lu par les Ivoiriens qui avait un problme pour la Cte dIvoire, parce quil ne voulait pas voir que ses amis eux-mmes sont des problmes pour la Cte dIvoire. Alors quelquun qui rsonne comme cela, ma foi, quest-ce quil veut ? Il ne veut pas la dmocratie ? Moi, sil y a la dmocratie aujourdhui en Cte dIvoire, on ne peut pas dire que je ne suis pour rien dans lavnement de la dmocratie en Cte dIvoire. Je me suis battu, jai connu la prison, jai connu lexil. Alors, quand un chef dEtat franais, malgr cela, rpte quil faut jecter celui qui a t lu, je pense quil y a un problme quelque part.
RFI : Mais comment expliquez-vous que vos amis de lInternationale socialiste vous jectent aussi ou jecte votre parti ?
Laurent Gbagbo : Notre parti nest pas ject. Affi NGuessan qui est le prsident du FPI (Front populaire ivoirien) est vice-prsident de lInternational socialiste. Ce sont des Franais, des socialistes franais qui, en tant que Franais et non pas en tant que socialistes, ont cri. Mais a je ne leur rponds mme pas pour le moment. Jattend le moment o nous parlerons.
Entretien ralis par Alpha Barry de RFI
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"Le Conseil de sécurité,
Rappelant ses résolutions antérieures et les déclarations de son Président concernant la situation en Côte d’Ivoire,
Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité de la Côte d’Ivoire, et rappelant l’importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale,
Prenant note du rapport du Secrétaire général en date du 8 octobre 2007 (S/2007/593) et des rapports du Groupe d’experts des Nations Unies sur la Côte d’Ivoire du 14 juin 2007 (S/2007/349) du 21 septembre 2007 (S/2007/611),
Rappelant qu’il a entériné l’accord signé par le Président Laurent Gbagbo et M. Guillaume Soro à Ouagadougou le 4 mars 2007 (« l’Accord politique de Ouagagougou », S/2007/144), et qu’il a soutenu la nomination de M. Guillaume Soro aux fonctions de premier ministre,
Rendant à nouveau hommage au Président de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso (« le Facilitateur »), pour ses efforts continus de facilitation du dialogue direct interivoirien qui ont permis en particulier la signature de l’Accord politique de Ouagadougou, et se réjouissant de la nomination à Abidjan de M. Boureima Badini comme Représentant spécial du Facilitateur,
Réitérant sa ferme condamnation de toute tentative de déstabiliser le processus de paix par la force, en particulier l’attentat commis le 29 juin 2007 à Bouaké contre le Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire, M. Guillaume Soro, qui a fait plusieurs victimes, et soulignant que les auteurs de tels actes criminels doivent être traduits en justice,
Se réjouissant des premières mesures d’application de l’accord politique de Ouagadougou, rappelant qu’il demande aux parties de mettre pleinement en œuvre, de bonne foi, leurs engagements au titre de cet accord et les exhortant à prendre rapidement les mesures concrètes nécessaires pour mener à bien notamment le processus d’identification et d’inscription des électeurs sur les listes électorales, le désarmement et le démantèlement des milices, le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, l’unification et la réforme des forces de défense et de sécurité et la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire,
Rappelant qu’il revient au Représentant spécial du Secrétaire général de certifier que tous les stades du processus électoral fourniront toutes les garanties nécessaires pour la tenue d’élections présidentielle et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes, conformément aux normes internationales,
Condamnant à nouveau fermement toutes les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises en Côte d’Ivoire, et rappelant ses résolutions 1460 (2003) et 1612 sur les enfants dans les conflits armés et sa résolution 1325 (2000) sur les femmes, la paix et la sécurité,
Rappelant que le Comitécréé en vertu du paragraphe 14 de la résolution 1572 (2004) (le Comité) examinera les demandes de dérogation visées aux articles 8, 10 et 12 de la résolution 1572 (2004) qui lui seront soumises conformément aux lignes directrices adoptées par le Comité et se prononcera à leur sujet et exprimant la disponibilité du Comité et du groupe d’experts à donner les explications techniques qui pourraient être nécessaires,
Considérant que la situation en Côte d’Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationales dans la région,
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,
1. Décide de proroger jusqu’au 31 octobre 2008 les dispositions des paragraphes 7 à 12 de la résolution 1572 (2004) et du paragraphe 6 de la résolution 1643 (2005);
2. Décide, au terme de la période visée au paragraphe 1, de réexaminer les mesures imposées aux paragraphes 7, 9 et 11 de la résolution 1572 (2004) et au paragraphe 6 de la résolution 1643 (2005) et réitérées au paragraphe 1 ci-dessus, à la lumière des progrès réalisés dans la mise en œuvre des étapes clefs du processus de paix, comme il est dit dans la résolution 1765 (2007)et décide en outre d’effectuer durant la période mentionnée au paragraphe 1 ci-dessus un réexamen des mesures:
a) Lorsque les parties auront intégralement appliqué les dispositions de l’Accord politique de Ouagadougou et après des élections présidentielles et législative ouvertes, libres, justes et transparentes conformément aux normes internationales, ou
b) Au plus tard au 30 avril 2008;
3. Exige en particulier que les autorités ivoiriennes mettent fin sans délai à toute violation des mesures imposées par le paragraphe 11 de la résolution 1572 (2004) et notamment aux violations mentionnées par le groupe d’experts dans son rapport du 21 septembre 2007 (S/2007/611);
4. Exige à nouveau de toutes les parties ivoiriennes à l’accord de paix de Ouagadougou et notamment des autorités ivoiriennes qu’elles donnent libre accès, en particulier au Groupe d’experts créé en application du paragraphe 9 de la résolution 1643 (2005), aux matériels, sites et installations visés au paragraphe 2 a) de la résolution 1584 (2005), à l’ONUCI et aux forces françaises qui la soutiennent pour leur permettre d’ accomplir leurs mandats respectifs en vertu des articles 2 et 8 de la résolution 1739 (2007) modifiés par la résolution 1765 (2007);
5. Décide que tout sérieux obstacle à la liberté de circulation de l’ONUCI et des forces françaises qui la soutiennent, ainsi que toute attaque ou entrave à l’action de l’ONUCI, des forces françaises, du Représentant spécial du Secrétaire général, du Facilitateur mentionné au paragraphe 10 de la résolution 1765 (2007) ou de son représentant constitue une menace pour le processus de paix et de réconciliation nationale aux fins des paragraphes 9 et 11 de la résolution 1572 (2004);
6. Demande au Secrétaire général et au Gouvernement français de lui signaler immédiatement, par l’intermédiaire du Comité, tout sérieux obstacle à la liberté de circulation de l’ONUCI, des forces françaises qui la soutiennent, y compris le nom de ceux qui en seraient responsables, et demande également au Représentant spécial du Secrétaire général, au Facilitateur ou à son Représentant spécial en Côte d’Ivoire de lui signaler immédiatement, par l’intermédiaire du Comité, toute atteinte ou entrave à leur action;
7. Prie tous les États concernés, et particulièrement ceux de la région, de coopérer pleinement avec le Comité, et autorise le Comité à demander toute information supplémentaire qu’il juge nécessaire;
8. Décide de proroger le mandat du Groupe d’experts tel qu’il est défini au paragraphe 7 de la résolution 1727 (2006) jusqu’au 31 octobre 2008 et prie le Secrétaire général de prendre les mesures administratives nécessaires;
9. Exhorte toutes les parties ivoiriennes et en particulier les autorités civiles et militaires de Côte d’Ivoire à faire preuve d’une plus grande collaboration avec le Groupe d’experts et à lui remettre les informations et documentations que celui-ci demande, dans le cadre de l’accomplissement de son mandat;
10. Prie le groupe d’experts de présenter un rapport de milieu de mandat avant le 15 avril 2008 et de lui présenter, par l’intermédiaire du Comité et 15 jours avant la fin de son mandat, un rapport final écrit sur l’application des mesures imposées aux paragraphes 7, 9 et 11 de la résolution 1572 (2004) et au paragraphe 6 de la résolution 1643 (2005), ainsi que des recommandations à ce sujet;
11. Prie le Secrétaire général de lui communiquer, s’il y a lieu, par l’intermédiaire du Comité, les informations recueillies par l’ONUCI et, si possible, examinées par le Groupe d’experts, concernant la fourniture d’armes et de matériels connexes à la Côte d’Ivoire;
12. Prie également le Gouvernement français de lui communiquer en tant que de besoin, par l’intermédiaire du Comité, les informations recueillies par les forces françaises et, si possible, examinées par le Groupe d’experts, concernant la fourniture d’armes et de matériels connexes à la Côte d’Ivoire;
13. Prie en outre le Processus de Kimberley de lui communiquer au besoin, par l’intermédiaire du Comité, les informations, si possible examinées par le Groupe d’experts, concernant la production et l’exportation illicite de diamants;
14. Demande instamment à tous les États, aux organes compétents des Nations Unies et aux autres organisations et parties intéressées, y compris le Processus de Kimberley, de coopérer pleinement avec le Comité, le Groupe d’experts, l’ONUCI et les forces françaises, notamment en communiquant tous renseignements dont ils disposeraient sur d’éventuelles violations des mesures imposées par les paragraphes 7, 9 et 11 de la résolution 1572 (2004), et le paragraphe 6 de la résolution 1643 (2005), et réitérées au paragraphe 1 ci-dessus;
15. Souligne qu’il est totalement prêt à imposer des sanctions ciblées contre les personnes, désignées par le Comité, qui sont reconnues, entre autres choses, comme:
a) Menaçant le processus de paix et de réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, notamment en entravant la mise en œuvre du processus de paix défini comme mentionné dans l’accord de paix de Ouagadougou,
b) Portant atteinte ou faisant obstacle à l’action de l’ONUCI, des forces françaises qui la soutiennent, du Représentant spécial du Secrétaire général, du Facilitateur et de son représentant,
c) Responsables d’obstacles à la liberté de circulation de l’ONUCI et des forces françaises qui la soutiennent,
d) Responsables de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire perpétrées en Côte d’Ivoire,
e) Incitant publiquement à la haine et à la violence,
f) Agissant en violation des mesures imposées par le paragraphe 7 de la résolution 1572 (2004);
16. Décide de rester activement saisi de la question.
Rapport présenté par le Groupe d’experts en application du paragraphe 2 de la résolution 1761 (2007) du Conseil de sécurité (S/2007/611)
Dans ce rapport, le Groupe d’experts chargé de surveiller l’application des sanctions contre la Côte d’Ivoire, dit avoir relevé, lors de ses investigations, une incompréhension de la part de certaines autorités politiques ivoiriennes qui estiment qu’avec la signature de l’Accord de Ouagadougou, le 4 mars 2007, la mission des experts s’inscrit en déphasage avec la dynamique de réconciliation actuelle. Il déplore des refus de plus en plus fréquents de la part des unités militaires sous commandement des forces de défense et de sécurité gouvernementales, lors des inspections sur l’embargo diligentées par les forces impartiales.
Transmis au Conseil de sécurité par l’intermédiaire de son Comité des sanctions contre la Côte d’Ivoire, ce rapport porte sur la période allant du 14 juin, date du dernier rapport, au 21 septembre 2007, date de remise du présent document. Le Groupe d’experts, créé par la résolution 1643 du 15 décembre 2005, est composé des cinq membres suivants, qui avaient été nommés par le Secrétaire général le 9 juillet 2007: M. Grégoire Bafaoutika (Congo), expert en aviation civile; M. Abdul Wahab Diakhaby (Guinée), expert en diamants; M. Oumar Dièye Sidi (Niger), expert en douanes; M. Claudio Gramizzi (Italie), expert en armes et Mme Lipika Majumdar Roy Choudhury (Inde), experte en finances.
Pour illustrer les difficultés rencontrées par les forces impartiales dans la mise en application de la surveillance de l’embargo sur les armes et le matériel connexe, le Groupe a également noté l’inadéquation des listes d’armement fournies par les Forces de défense et de sécurité (FDS-CI et FDS-FN) avec leurs capacités réelles. À titre d’exemple, un cas portant sur des grenades RGD-5 observées lors d’une inspection est présenté.
Les experts ont par ailleurs pu mettre en évidence la livraison à la Police nationale de matériels d’équipements auprès de la société Imperial Armour, malgré le manque de collaboration des autorités policières qui, après avoir nié catégoriquement la réception dudit matériel, ont accepté, suite à l’insistance des experts, de présenter un document d’acquisition incomplet accompagné d’un échantillon de la livraison.
Les experts se sont aussi intéressés à l’état de la flotte aérienne ivoirienne en général, et plus particulièrement à l’hélicoptère Mi-24 (TU-VHO) immobilisé au sol depuis octobre 2006, et à la présence des techniciens étrangers.
Dans le domaine de la gestion des ressources naturelles, le Groupe confirme l’opacité de la gestion des revenus de la filière café-cacao et du secteur des hydrocarbures, après avoir pu, pour la première fois, rencontrer des responsables du secteur café-cacao, grâce à la facilitation de l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies.
Concernant les sanctions individuelles, les experts ont mis en évidence un cas de violation des dispositions contenues dans le paragraphe 11 de la résolution 1572 (2004).
Pour ce qui est des possibles violations de l’embargo sur l’exportation du diamant, le Groupe d’experts a constaté une production soutenue dans les zones minières de Tortiya et Séguéla. Il a également indiqué que de nombreux négociants confirmaient l’utilisation de la filière malienne comme porte de sortie des diamants ivoiriens. Les experts se félicitent de la collaboration du Processus de Kimberley et des efforts qu’il déploie pour amener les États participants à mieux améliorer leur système de contrôle interne.
Le Groupe invite les États Membres et les institutions publiques ou privées, n’ayant toujours pas donné suite à ses demandes d’information, de lui transmettre leurs réponses en temps utile. Les experts estiment par ailleurs qu’il est important d’assurer une grande sensibilisation, en Côte d’Ivoire et dans les pays frontaliers, sur la portée des décisions prises par le Conseil de sécurité sur le régime des sanctions applicables à la Côte d’Ivoire. Cela contribuera à réduire les incompréhensions et les interprétations divergentes, concluent-ils.
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"Gban gban ils ont créé-là, ils vont prendre drap Un jour ou l`autre, tôt ou tard, ils vont prendre drap J`ai beau leur parler, ces politiques ne m`écoutent pas Et ce qui devait arriver, arriva/ Leur soif de pouvoir, un jour, les perdra/ Un jour viendra, le peuple se révoltera." Des refrains violents extraits de « Gban gban ». Un régal. Une chanson symptomatique de l`énorme retour d`Alpha Blody à travers son nouvel album « Jah victory » qu`il a présenté à la presse, hier, dans son Café de Versailles des Deux-Plateaux-7ème Tranche.
En effet, la mégastar ivoirienne du reggae, à travers cette œuvre roots au parfum de rock, de ragga, de R&B et de troubadour, mêle tant d`instruments africains à ceux empruntés à l`Occident. Sur tous ces éléments aux effets fascinants, sont tissées des chansons portées par une voix métallique. Le reggaeman, avec des invités de poids - Lester Bilal et Didi Kalombo -, se livre à une violente démonstration de force. Son œuvre est tranchante et pleins d`engagements. En Français, en Dioula ou en Anglais, Jagger y règle tous ses comptes avec les imbéciles, les gueulards, les putschistes, les politiciens mythomanes, certains journalistes pyromanes, les occidentaux racistes et pilleurs des richesses africaines et ceux qui tirent à bals réels sur l`ambulance d`une Côte d`Ivoire blessée. Il est enragé et agit en tant que panafricaniste, patriote ou rien des deux. «Il n`y a pas de violence, j`ai préféré poétiser ma blessure. Ça me soulage ainsi de dire ce que j`ai sur le cœur», a-t-il expliqué avec ruse. Y passent également, sa compassion à une Afrique en ruine, sa reconnaissance envers Jésus, ses messages d`espoirs et de paix en Côte d`Ivoire, ses exhortations à un humanisme franc et non de façade.
«Jah victory» dont le producteur est un certain Tyrone Downie et lui-même à l`exécution, est un succès sonore cuisiné dans deux studios : Tuff Gong de Kingston et Marcadet de Paris, avec à la programmation Tyrone Downie et Lucas Martinez. En somme, c`est une œuvre 5 étoiles avec un Alpha Blondy qui transcende ses capacités usuelles : il n`a jamais été aussi bon, piquant, amer et accrocheur que dans « Jah victory ». Il sert au public une machine à enflammer et à consommer sans modération. C`est tout simplement génial comme une bonne épouse au foyer, ces 19 titres d`Alpha qui sortent ce lundi chez Showbiz. Alpha nous invite donc à un si long mais quel beau voyage musical ! Comme on en rêve !
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IDJAN, 26 oct 2007 (AFP) - Un mouvement de relève a été opéré ces dernières semaines au sein de la force française Licorne en Côte d'Ivoire, qui ne compte plus que quelque 2.400 hommes, a indiqué vendredi la force à l'AFP.
Des soldats issus notamment de la 1ère brigade mécanisée de Châlon-en-Champagne ont pris le relais de la 7ème brigade blindée de
Besançon. Arrivées progressivement ces dernières semaines, ces unités
habituellement basées à Sarrebourg, Mourmelon et Charleville-Mézières seront déployées dans le pays pendant quatre mois, durée normale de rotation au sein de Licorne, a précisé le porte-parole de la force, le lieutenant-colonel Xavier Pons.
Licorne compte aujourd'hui quelque 2.400 hommes, contre plus de 5.000 en novembre 2004, l'un des paroxysmes de la crise ivoirienne, a-t-il ajouté.
La force, qui comptait encore quelque 3.500 hommes au printemps dernier, a réduit ses effectifs de plus de 1.000 hommes depuis la signature, le 4 mars, de l'accord de paix inter ivoirien de Ouagadougou, qui a marqué un début de réconciliation entre les anciens ennemis du nord et du sud.
Cet effectif devrait rester stable à court terme, mais pourraient ensuite être réduits sous les 2.000 hommes, "en cas de progrès notables du processus de paix vers les élections", selon une source proche du dossier.
Sans cesse repoussées depuis octobre 2005, les élections ivoiriennes sont théoriquement prévues en 2008 par l'accord de Ouagadougou.
Ce dernier a entraîné un début de décrispation dans les relations entre Paris et son ancienne colonie, après plusieurs années de tension, marquées notamment par les incidents et manifestations antifrançaises de novembre 2004.
Paris n'a pas caché ces derniers mois son intention de retirer à terme Licorne, qui lui coûte quelque 250 millions d'euros par an, de Côte d'Ivoire, tout en assurant qu'elle ne le ferait pas avant que les élections aient lieu.
Licorne, déployée dans le pays en soutien de 8.000 Casques Bleus de l'ONU, est la plus importante opération extérieure de l'armée française en nombre d'hommes devant le Kosovo (près de 2.000) et le Liban (près de 1.600 hommes).
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te d'Ivoire: Le taux de pauvreté en Côte d'Ivoire est aujourd'hui de l'ordre de 43%, en hausse de 3 ou 4 points par rapport au début de la crise en 2002, a indiqué jeudi à Abidjan un responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)
ABIDJAN, 18 oct 2007 - Le taux de pauvreté en Côte d'Ivoire est aujourd'hui de l'ordre de 43%, en hausse de 3 ou 4 points par rapport au début de la crise en 2002, a indiqué jeudi à Abidjan un responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). "Le taux de pauvreté en Côte d'Ivoire se situerait aux alentours de 43%, soit une augmentation de 3 ou 4 points par rapport à 2002", a déclaré André Carvalho, directeur du PNUD en Côte d'Ivoire, lors d'une conférence de presse, en situant la pauvreté à un revenu inférieur à un dollar par jour. "La guerre a délogé certaines populations de leurs lieux d'habitation. Beaucoup se sont réfugiées à Abidjan, et sont encore là", vivant dans des conditions bien plus précaires qu'avant, a-t-il expliqué. Marie-Noëlle Koyara, représentante de l'Organisation mondiale pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de l'ONU en Côte d'Ivoire, a de son côté souligné que "la malnutrition s'installe de plus en plus en Côte d'Ivoire". "Il y a une nette augmentation qui devient préoccupante", a-t-elle estimé, expliquant: "Une bonne partie de la pauvreté est rurale. Entre 9% et 22% (selon les zones, ndlr) des ménages ruraux connaissent l'insécurité alimentaire". La Côte d'Ivoire a connu à partir de la fin 1999 une crise politique marquée par deux tentatives de coup d'Etat. La première a réussi et la seconde a entraîné, en 2002, la partition du pays entre le sud loyaliste et le nord rebelle, aggravant une crise économique entamée dans les années 80.
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voila , tchimou il est temps que tu les convoques tout le monde , pour donnez des explication
Documents relatant l'historique de l'usine de chocolat
http://oswegocountytoday.com/wp-content/uploads/2007/10/02-bizdocs.pdf
Documents d'emploi de Mr jean-Claude Amon et certains de ses collaborateurs
http://oswegocountytoday.com/wp-content/uploads/2007/10/01-employment.pdf
Plainte de Lion Capital a la banque Mondiale Plainte de Lion Capital a la banque Mondiale
http://oswegocountytoday.com/wp-content/uploads/2007/10/03-worldbank.pdf
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Le chef de l’Etat Laurent Gbagbo devrait être bien embêté. Il avait fait des recommandations aux Nations unies lors de la dernière assemblée générale qui s’est tenue le 26 septembre 2007. Mais l’essentiel de ces recommandations n’a pas été pris en compte par le Conseil de sécurité : levée partielle de l’embargo sur les armes, levée des sanctions individuelles, baisse de l’indice de sécurité. Ce nouveau rapport de l’ONU que Soir Info a publié, lundi, laisse comprendre que les propositions faites par Laurent Gbagbo sont restées lettres mortes. Le groupe d’experts, auteur du rapport, a évoqué deux conditions qui n’avaient pas été remplies par les acteurs ivoiriens et qui laisseraient planer des menaces potentielles sur le processus de paix. “ La première condition, explique le groupe, réside dans la réalisation intégrale du programme de désarmement des combattants et de démantèlement des milices ainsi que prévue notamment par l’article 3.2 de l’Accord de Ouagadougou ”. “ La seconde condition, poursuit le groupe d’experts, consiste dans un redéploiement de l’administration au sein des zones administrées par les Forces nouvelles qui soit accompagné par le retour concomitant de l’autorité étatique sous toutes ses composantes”. Disons que l’ONU ne serait pas satisfaite des actions réalisées sur le terrain par les Ivoiriens. Le secrétaire général Ban Ki Moon avait, lui, déploré le 1er octobre, les retards dans le démantèlement des milices, le désarmement des combattants et le processus électoral. M. Ban avait souligné, dans un rapport sur la Côte d’Ivoire, la précarité des progrès réalisés dans le domaine de la sécurité et la persistance des violations des droits de l’Homme. Des raisons, au delà de celles invoquées par le groupe d’experts et le secrétaire général de l’Onu, pourraient expliquer la position des Nations unies. Premièrement, le Conseil de sécurité ne semble pas accepter que le processus de sortie de crise, au fil des semaines, en arrive à lui échapper. La stratégie des ex-bélligérants de résoudre le conflit ivoirien au niveau africain n’a peut-être pas été du goût de certains membres du Conseil de sécurité. Ils y voient une perte d’influence, la mise à l’écart progressive de la communauté internationale synonyme d’échec de la part de celle-ci. S’ils avaient voulu demeurer dans la logique africaine de la résolution de la crise en Côte d’Ivoire, les experts onusiens auraient préconisé la levée des sanctions individuelles. L’accord politique de Ouagadougou, entériné par la CEDEAO et l’Union africaine, a demandé en son point 6.4, au Conseil de sécurité des Nations unies de lever les sanctions individuelles frappant les acteurs de la crise ivoirienne.
L’ombre de la France
Sept (7) mois après la signature de l’accord de Ouaga, il serait difficile de ne pas admettre que des efforts ont été faits sur le terrain qui ont concouru à une relative accalmie. Les personnes faisant l’objet de sanctions (Charles Blé Goudé, Eugène Djué et Kouakou Fofié) sont, toutes, aujourd’hui, engagées dans le processus de paix et en ont fait la preuve à travers des déclarations et autres actions de paix. Deuxièmement, la position des Nations unies laisse entrevoir que des pays au Conseil de sécurité ont une grande influence sur les décisions prises s’appliquant à la Côte d’Ivoire. La France- cela ne fait aucun mystère- s’est attribuée l’exclusivité des projets de résolutions concernant la Côte d’Ivoire de sorte que l’ombre de l’Etat français plane, à chaque fois, sur les décisions applicables à la Côte d’Ivoire. Au lendemain de la publication du rapport des experts onusiens, le secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie de la France, M. Jean-Marie Bockel, a appelé les parties ivoiriennes à tenir leurs engagements et à établir un nouveau calendrier de sortie de crise. M. Bockel a estimé que les gestes symboliques constatés jusqu’à présent restaient insuffisants. Les propos de Jean-Marie Bockel traduisent éloquemment l’idée que se fait la France de la situation en Côte d’Ivoire. Et l’idée que se fait la France, c’est très souvent l’idée que se font les autres membres du Conseil. L’ambassadeur ivoirien auprès des Nations unies est sorti de ses gonds dans un texte publié par la presse. Son Excellence Alcide Djédjé a dénoncé l’accaparement de la crise ivoirienne par l’Etat français : “ Il faut se rappeler qu’en 2004, l’idée des sanctions contre la Côte d’Ivoire est partie de l’Union africaine. Aujourd’hui, la CEDEAO et cette même Union africaine demandent la levée de ces sanctions. Pourquoi la France s’acharne-t-elle sur la Côte d’Ivoire et certains de ses acteurs politiques ? L’objectif est-il de les punir ? ”. S.E. Alcide Djédjé a suggéré que les trois membres africains du Conseil de sécurité puissent avoir l’initiative des projets de résolution sur la Côte d’Ivoire. Le diplomate sera-t-il suivi ? Rien n’est moins sûr.
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Au cours d’une rencontre qu’il a eue avec les différents com-secteurs et soldats le lundi 22 octobre au cinéma le Capitole de Bouaké, le commandant Chérif Ousmane des Fafn, commandant de la zone 3 s’est prononcé sur la question des audiences foraines. Selon lui, la délivrance de jugements supplétifs aux populations fait partie des raisons de la prise des armes de son mouvement. Mieux, il a levé un coin de voile sur la signature du cessez-le-feu, le 17 octobre 2002. Ci-dessous ces propos.
« Au départ nous avions pris les armes pour une cause ;et certains parmi vous sont rentrés dans le mouvement parce que vous vous êtes dit que c’était une cause noble ;parce que vous avez dit qu’il faut que nos parents aient des papiers. Je vais vous dire sincèrement que ceux qui n’ont pas de papiers en Côte d’Ivoire, c’est le Nord ;ceux qui ne le savent pas, je vous dit ça aujourd’hui. C’est le Nord qui n’a pas accès aux localités où se trouvent la justice, la sous préfecture et préfecture parce qu’il n’y a pas de route. Et c’est ce qui a fait que nos parents n’ont pas eu de papiers ;nos parents n’ont pas eu de papiers, mais ils ont négligé beaucoup de choses ;ce qu’ils ont négligé nous a obligés à prendre les armes. Mais, ce qui fait mal c’est qu’en même temps, qu’on conteste la nationalité des parents devant leurs enfants, on le traite d’étrangers ; ça c’est une insulte et ça nous a obligé à prendre les armes. Maintenant qu’on a pris les armes, on a lutté et discuté et on dit qu’il faut qu’on aie les papiers. C’est pour cela qu’il faut aller chercher les parents qui n’ont pas de papiers à aller leur faire établir sinon on aura lutté pour rien. D’abord pour tous les militaires que nous sommes qui avons pris les armes, devons tout faire pour que nos parents aient leurs papiers. La 1e étape c’est les audiences foraines qui ont commencé. Donc j’invite chacun de vous à véhiculer ce message dans sa famille ;c’est comme ça que nous aurons réussi notre lutte. Parce que même si on devrait faire un changement par les armes, le but c’est de donner des papiers aux Ivoiriens. Même si tu enlèves Gbagbo et que les Ivoiriens à qui on veut donner papier ne viennent pas eux-mêmes les chercher, pourquoi vas-tu lutter, alors on revient à la case départ. Donc pour atteindre notre but, il faut que nos parents aient leurs papiers à commencer par nous-mêmes. On a pris les armes pour dire qu’on dit on veut changement ;les forces impartiales ont dit non vraiment il y a eu trop de morts donc le cessez-le-feu. On a signé cessez-le-feu ce n’est pas parce que ça nous plaisait ;mais on a signé et nous qui avons signé connaissons le fond. Ensuite il y a eu tous les accords jusqu’à ce qu’on arrive à la signature de l’Accord politique de Ouaga ».
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l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) encourage le gouvernement ivoirien à donner les moyens nécessaires à la toute nouvelle Commission nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (C.N.D.H.C.I) afin de la rendre opérationnelle ; à respecter ses engagements sous la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et à assurer une meilleure connaissance de ses dispositions à travers son enseignement et sa plus large diffusion à la population. C’est cet appel qu’elle a lancé le 21 octobre à l’occasion de la journée commémorant, chaque année, l’entrée en vigueur (le 21 octobre 1986) de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. L’ONUCI a, dans la même déclaration, réitéré sa disponibilité à accompagner et à assister le gouvernement dans la formulation et la mise en œuvre d’une politique nationale de promotion des droits de l’Homme. La Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples a été adoptée le 27 juin 1981 à Nairobi (Kenya) et est entrée en vigueur cinq ans plus tard. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. C’est donc à juste raison que l’ONUCI a salué les progrès réalisés par l’Union africaine – qui a remplacé depuis lors l’ancienne Organisation de l’unité africaine (OUA) - dans la mise en œuvre d’un cadre normatif et institutionnel visant à promouvoir et à protéger les droits de l’Homme en Afrique, notamment l’adoption d’une Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, l’adoption d’un protocole additionnel sur les droits de la femme et l’adoption du protocole instituant une Cour africaine de droits de l’Homme et des peuples.
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“La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), est une organisation dangereuse pour la paix en Côte d’Ivoire. Ceux qui soutiennent la FESCI ne sont pas en train de rendre service à la Côte d’Ivoire. Ils sont en train de donner une mauvaise éducation à la jeunesse», a déclaré Dr Patrick N’gouan, président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO), le samedi 20 octobre, au Centre d’action culturelle d’Abobo, à la cérémonie de commémoration du vingtième anniversaire du dudit mouvement.
Selon le premier responsable, aujourd’hui, la FESCI fait pire que le Mouvement des élèves et étudiants (MEECI), à l’époque du parti unique, sous le PDCI. Et M. N’gouan d’ajouter : «La FESCI, c’est non seulement, la facilité, mais elle gère des résidences universitaires, détourne l’argent de l’Etat et ne verse rien au Trésor public. Et même si elle payait quelque chose à l’Etat, La FESCI n’a pas le droit de le faire parce qu’elle n’est pas un agent du Trésor. En un mot, cette organisation mafieuse abuse des biens publics».
Le patron de la LIDHO, profondément offusqué assène encore d’autres vérités : «La FESCI instaure la violence à l’université. Elle n’accepte pas la diversité de pensée. Elle attaque une organisation des droits de l’homme. Je peux accepter qu’au temps du PDCI, on agresse la LIDHO. Toutefois, je ne peux pas accepter qu’une organisation agresse notre mouvement. Je n’ai jamais vu ça au monde. La LIDHO, pendant longtemps, a été protectrice de la FESCI. Il faut qu’on cherche maintenant à cerner ce phénomène».
Ce vingtième anniversaire a permis de lancer un appel solennel à l’Etat pour qu’il prenne en compte le maximum d’exclus dans les priorités budgétaires. La LIDHO existe depuis 1987. Trois présidents se sont succédés à sa tête : Pr. Réné Dégni Ségui (mars 1987-février 1998), Pr Martin Bléou (février 1998-juin 2004), Me Lucien N’gouan Claih (juin 2004- mars 2005).
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En Cote d'Ivoire, le 4eme pouvoir, c'est pas la Presse: c'est la FESCI.
Ceux qui ont cree ce monstre ne savent pas a quoi ils jouent; ou plutot, ils le savent tres bien mais sont deja pris dans leur propre jeu. Il regne une veritable mafia au sein des cites universitaires, qui permet a des dirigeants de syndicats estudiantins de rouler en 4x4 a Abidjan. Ca, ca me depasse.
Dans la plupart des cites universitaires, la FESCI "gere" un certain nombre de chambres universitaires, percoit les loyers des chambres, impose une taxe aux woro-woros qui garent devant la cite (notemmant a la cite rouge), percoit une taxe aupres de tous les commercants qui exercent sur le territoire du campus (coiffeur, diallo, kiosques, vendeuses d'alloko, maquis etc).
Pour que ce syndicat ait pu en arriver la, il lui a forcement fallu deux choses:
1. L'appui de son pouvoir de tutelle, c.a.d le Directeur du CROU, qui est soit complice, soit oblige de fermer les yeux devant la force de nuisance de la FESCI (et peut-etre pour sa securite personnelle)
2. un climat de terreur car, ne le cachons pas, la FESCI peut broyer celui qui ne "paye" pas ses taxes.
La premiere conclusion que je tire de mon sejour est que la FESCI est devenue une Mafia. Elle abrite au sein des campus les centre nationl de piraterie des oeuvres artistiques ivoirienne, des CDs pirates qui sont re-distribuees dans tout Abidjan. Le Burida ne reussit pas a extirper les pirates du campus de Cocody parce que meme la police est en "negotiations" avec la FESCI pour decider comment le faire.
La encore, je parie que Laurent Gbagbo ne vient que d'etre informe de cela, et que peut-etre, un jour, il dira au Procureur de la republique d'enqueter. Lui, ne sait jamais rien ou plutot, "attend d'avoir des convictions fortes" avant de faire quoi que ce soit (comme il l'a dit dans son interview). Cette attitude qui consiste a toujours laisser pourrir les problemes avant de s'en occuper frise le mepris. La FESCI a tabasse des juges, brule des journaux, boxe des eleves policiers, seme le trouble dans des villages entiers, et tout cela, on me dira, c'est a cause de la guerre ?
Aujourd'hui, ces enfants ont besoin d'un PAPA fort, d'un gars qui va les chicotter correctement et leur dire droit dans la face: L'ECOLE, CA SERT A AVOIR UN DIPLOME, PAS A FAIRE DU COMMERCE OU A S'ENRICHIR. Je prie pour qu'un jour Dieu nous donne un President qui aura les ckouilles de tenir ce discours a la Fesci.
Papou Le Neutre
Allons aux Elections et que le moins pire gagne; un point, un trait.
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Groupe d`experts de l`ONU pour les sanctions sur la Côte d`Ivoire a souligné dans son dernier rapport des difficultés de sa mission alors que le pays doit encore faire des progrès sur la voie du désarmement et de l`embargo sur les armes et les diamants.
“Malgré l`apaisement des tensions résultant de la signature de l`Accord de Ouagadougou du 4 mars 2007 (S/2007/144), le processus de sortie de crise a peu évolué au-delà des actes symboliques", affirme le rapport rendu public aujourd`hui. "L`attentat perpétré à l`encontre du Premier ministre, Guillaume Soro, le 29 juin 2007, illustre concrètement la fragilité latente de la situation sécuritaire et la possibilité que des épisodes isolés puissent encore contribuer à entraver le processus de paix dans son ensemble", est-il souligné. Deux conditions fondamentales doivent être remplies, a affirmé le Groupe.
La première réside dans la réalisation intégrale du programme de désarmement des combattants et de démantèlement des milices ainsi que prévue notamment par l`article 3.2 de l`Accord de Ouagadougou. Le Groupe a en effet été informé des difficultés rencontrées par les forces impartiales dans la mise en application de la surveillance de l`embargo sur les armes et le matériel connexe, mais aussi de l`inadéquation des listes d`armement fournies par les Forces de défense et de sécurité (FDS-CI et FDS-FN) avec leurs capacités réelles. Lors des inspections embargo diligentées par les forces impartiales, "des refus d`inspections sont notifiés de plus en plus fréquemment", a-t-il souligné.
Les experts recommandent donc aux acteurs ivoiriens et à la communauté internationale de tout mettre en oeuvre pour réaliser les programmes de désarmement des combattants et de démantèlement des milices, ainsi que prévu, notamment, dans l`Accord du dialogue direct inter-ivoirien de mars 2007.
Pour un suivi plus efficace de l`embargo sur les armes, le Groupe recommande à l`Opération des Nations Unies en Côte d`Ivoire ( ONUCI ) d`exiger des forces armées de lui fournir une liste qui répertorie la totalité de l`armement détenu et, autant que possible, les informations permettant l`identification individuelle de chaque arme. Il lui recommande également de "pourvoir la cellule embargo en ressources humaines suffisantes pour faire face à la fréquence de rotation de son personnel".
Il appelle aussi les autorités militaires à collaborer davantage pour la "mise en oeuvre par les forces impartiales de leur mandat de surveillance". La seconde condition pour que le processus de paix avance réside dans un redéploiement de l`administration au sein des zones administrées par les Forces nouvelles qui soit accompagné par le retour de l`autorité étatique. Le groupe mentionne en effet la "recrudescence de cas d`abus d`autorité tels que des arrestations et détentions arbitraires, des mauvais traitements et des exécutions extrajudiciaires" dans cette période de transition. Le Groupe a également noté "l`opacité de la gestion" des revenus de la filière café-cacao et du secteur des hydrocarbures. Par ailleurs, l`enquête a continué sur de possibles violations de l`embargo sur l`exportation du diamant. Des preuves de production soutenue ont été constatées dans les zones minières de Tortiya et Séguéla. De nombreux négociants ont confirmé l`utilisation de la filière malienne comme porte de sortie des diamants ivoiriens. Le Groupe invite donc les autorités ivoiriennes à prendre toutes les mesures pertinentes pour empêcher l`exportation des diamants et à renforcer les contrôles aux frontières. Il invite également les autorités des pays limitrophes de la Côte d`Ivoire à renforcer leurs systèmes de contrôle interne sur la production, la certification et l`exportation des diamants.
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La Fête de la résistance a été célébrée à Gagnoa, en présence du Premier ministre qui a lancé un appel au Chef de l’État et à lui-même. La Fête de la résistance pour la paix, démarrée vendredi à Mama, a connu son apothéose samedi avec un meeting géant au stade Biaka Boda de Gagnoa. Une occasion que l’invité spécial, le Premier ministre Guillaume Soro, a saisie pour asséner ses vérités aux hommes du Président Laurent Gbagbo, mais aussi aux siens. “C’est vrai, le Président de la République est issu de la région de Gagnoa. Il faut que les parents de Gagnoa l’aident ; parce que généralement, il y a des gens autour de lui qui sont là. Et au lieu de donner les bons conseils au Président, ce sont eux qui sont là pour dire : «Monsieur le Président, il ne faut pas parler à Alassane Ouattara. Monsieur le Président, il ne faut pas parler à Bédié. M. le Président, il ne faut pas parler à Soro Guillaume”, s’est plaint le chef du gouvernement, sous les ovations nourries de plusieurs milliers de personnes. “Mais, a-t-il insisté, Gbagbo n’est pas le président d’un parti. Il n’est pas le président d’une ethnie. Il est le Président de la Côte d’Ivoire”. En tant que tel, a enseigné l’orateur, «il doit parler à tout le monde”. Il n’en fallait pas plus pour que Guillaume Soro émette un vœu : “Je souhaite que les parents de Laurent Gbagbo ne soient pas un obstacle pour son propre bien. C’est pourquoi vous devez plutôt encourager votre fils…Gagnoa, il faut aider le Président à avancer dans sa volonté d’appliquer l’Accord politique de Ouagadougou”.
Mais le locataire de la Primature est conscient qu’autant l’entourage du Chef de l’Etat ne donne pas toujours les meilleurs conseils, autant ses propres hommes ne vont pas toujours dans le sens de la paix. “Il ne faut pas que nos entourages (moi aussi, je suis concerné) soient un obstacle à la paix”, a dit l’invité spécial de Charles Blé Goudé. “Il faut aider le Président de la République et le Premier ministre à aller à la paix et je compte sur Gagnoa”, a déclaré M. Soro. Pour lui, la Fête de la résistance pour la paix, qui lui a donné l’occasion de se rendre dans la ville du Président Laurent Gbagbo, participe efficacement à l’entretien de la Flamme de la paix allumée à Bouaké le 30 juillet. “Quand j’ai dit que je venais ici, a-t-il révélé, d’autres m’ont dit: ‘Monsieur le Premier ministre, qu’est-ce que vous allez faire à Gagnoa? Qu’est-ce que ça apporte à la Côte d’Ivoire?”. Il a donc profité de la tribune pour donner la réponse à ces questions : “Mais la cérémonie d’aujourd’hui apporte à la Côte d’Ivoire, la paix”. A Gagnoa, le Secrétaire général des FN a avoué la haine qu’il avait pour Kadet Bertin, l’un des plus proches collaborateurs du Chef de l’Etat. “Je vois (dans la tribune, ndlr) M. Kadet Bertin. Ça, c’est un nom. Kadet Bertin, je le salue… Je vais vous parler franchement. Il y a seulement dix mois, quand on me disait: ‘Kadet Bertin’, j’étais déjà énervé (la foule rit en chœur. Ndlr). Avant même qu’on finisse de dire son nom, je suis fâché”, a-t-il révélé. Puis M. Soro a indiqué que grâce à l’Accord de Ouagadougou, la haine qu’il avait pour le conseiller spécial de Laurent Gbagbo, chargé de la défense et des équipements militaires, a disparu. Du reste, il a salué le dépassement de soi dont les cadres de Gagnoa (Kadet Bertin notamment) ont fait preuve pour se mettre ensemble et le recevoir chez eux. “Vous voyez, la paix a permis que tous ces cadres, sans distinction ni division se mettent ensemble pour organiser une telle cérémonie. Pour recevoir qui à Gagnoa? Guillaume Soro. Il faut les applaudir”. Selon les explications du Premier ministre, l’arrivée du Chef de l’Etat à Bouaké, le fief des Forces nouvelles le 30 juillet, a apaisé les tensions, remis les uns et les autres en confiance et permis une avancée notoire dans l’Application de l’Accord de Ouaga. Avec notamment le démarrage effectif des audiences foraines. “Aujourd’hui, je suis venu ici, ça montre aux populations de Bouaké, de Korhogo, de Man, qu’on peut venir à Gagnoa et être en sécurité et en paix”, a-t-il salué.
Le Premier ministre a également profité de sa présence à Gagnoa pour chanter les louanges de l’Accord signé dans la capitale burkinabé le 4 mars dernier. “Je pense que l’Accord politique de Ouagadougou est une chance pour nous tous. Et je suis venu demander à Gagnoa d’adopter cet accord”, a insisté Guillaume Soro très ovationné. “Ivoiriens, a-t-il lancé, nous avons la possibilité de réaliser la paix, faisons-la pour notre pays. Laissons tomber les rancoeurs, laissons tomber les rancunes et donnons-nous la main pour bâtir notre pays”. Visiblement très à l’aise dans un stade Biaka Boda de Gagnoa pris d’assaut par plusieurs milliers de personnes, en majorité des jeunes, le chef du gouvernement s’en est vertement pris à ceux qui ne croient pas à cet Accord. “Ceux qui critiquent Ouagadougou, qu’est-ce qu’ils proposent ?”, a-t-il interrogé, énervé. Et la foule de répondre en chœur: “Rien!” “Mais quand on ne propose rien, a repris M. Soro, on se tait et on profite de la petite paix qu’on vous a apportée”. Puis il a rassuré: “Nous avons signé la paix, nous allons réaliser la paix dans le respect, dans la dignité, dans la considération mutuelle”. Mieux, le Premier ministre a estimé que l’Accord de Ouaga est un symbole fort que l’Afrique est mature, responsable, et peut régler elle-même ses problèmes. Blé Goudé à ses parents:“Prenez Soro comme votre frère”
L’initiateur de la Fête de la résistance pour la paix, Charles Bé Goudé, lui, a appelé les populations de Gagnoa à croire sincèrement à la paix et à accepter de pardonner aux Forces nouvelles. “Allez dans tous les villages informer que désormais, quand vous voyez Guillaume Soro, prenez-le comme votre frère et respectez-le comme votre Premier ministre. Il est le Premier ministre de toute la Côte d’Ivoire”. Mais le président de l’Alliance des Jeunes Patriotes n’ignore pas que les Ivoiriens ne seront pas unanimes à reconnaître les bienfaits du rapprochement entre le Président Laurent Gbagbo et le secrétaire général des Forces nouvelles, aujourd’hui chef du gouvernement. “Beaucoup vont vous dire que vous avez été récupéré par Gbagbo. Mais je crois qu’il vaut mieux être récupéré par un homme de paix que par un homme de guerre”, a-t-il dit, s’adressant à son invité spécial. Puis Charles Blé Goudé a expliqué que la présence de M. Soro à Gagnoa vise à amener les plus sceptiques à accepter que la paix soit une réalité en Côte d’Ivoire. Le ministre de la Réconciliation nationale, Sébastien Dano Djédjé, lui, s’est réjoui de la tenue de la Fête de la paix et encouragé Guillaume Soro et l’ensemble des Forces nouvelles à persévérer dans la voie de la paix. Au nom des chefs coutumiers, il a élevé le Premier ministre au rang de notable de Gagnoa. Option : Obstacles visibles
Les signataires de l’Accord politique de Ouagadougou ne manquent pas de fournir de gros efforts pour l’appliquer et atteindre son objectif: le retour de la paix en Côte d’Ivoire. La Présidence de la République et les Forces nouvelles (FN) ainsi que le gouvernement tout entier, et même la communauté internationale, font de leur mieux pour faire aboutir cet accord. C’est dans cette optique que s’inscrit la visite du Premier ministre Guillaume Soro à Gagnoa, la ville du Président Laurent Gbagbo. Mais avant ce voyage de M. Soro, il y a eu bien d’autres bons signes : redéploiement du corps préfectoral et autres magistrats dans les zones centre, nord et ouest (CNO), démarrage effectif des audiences foraines, participation du Président Laurent Gbagbo à la dernière Assemblée générale de l’ONU, Flamme de la paix à Bouaké, en présence du Président Laurent Gbagbo et de plusieurs autres chefs d’Etat. La liste est longue.
S’appuyant sur sa présence à Gagnoa, le chef du gouvernement a invité les Ivoiriens à croire en la possibilité qu’ils ont aujourd’hui de se déplacer librement sur tout le territoire. Guillaume Soro en a voulu pour preuve la chaleur qui l’a entouré tout le temps de son séjour dans la cité du Fromager. Certes, cela est une avancée notable dans le processus de paix.
Mais aujourd’hui, les Ivoiriens n’ont pas de problèmes particuliers auxquels ils seraient confrontés à tel ou tel endroit de la Côte d’Ivoire, du fait qu’ils appartiennent à tel ou tel parti politique, religion, région ou ethnie. Les obstacles visibles auxquels ils se heurtent chaque jour, ce sont les barrages routiers et autres corridors qui jonchent les rues et routes de leur pays. Ces barrages tenus par des hommes en armes que l’on rencontre à Abidjan, Korhogo, Yamoussoukro, Bouaké, Man, Aboisso, Gagnoa, Vavoua, Odienné, Divo, bref, partout. Où l’on leur extorque de l’argent. Et où l’on perd énormément de temps. Mais à ce racket rampant partagé, s’ajoute une entrave propre aux zones CNO: le laissez-passer que chaque automobiliste doit se procurer pour se rendre dans ces parties de la Côte d’Ivoire. Laissez-passer qui traduit dans les faits et rappelle à tous que le pays est divisé. De fait, le jour où ces deux obstacles qui crèvent les yeux seront levés, les Ivoiriens sauront qu’ils peuvent effectivement circuler dans tout le pays en sécurité et en paix. Pour le moment, ils circulent mais au prix de mille et une tracasseries.
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Un civil a été tué par balle dimanche à Bouna (nord-est) dans des affrontements entre des soldats de la rébellion des Forces Nouvelles (FN) et des jeunes qui voulaient les chasser, ont annoncé les FN.
"Ce dimanche, trois éléments des FN du commandement militaire de Bouna, en poste au corridor de Borontchara, ont été attaqués par un groupe de jeunes surexcités (...) agissant en équipe avec le président des jeunes du quartier", précisent les FN dans un communiqué.
"Les éléments désarmés ont été violentés, et leurs armes de type kalachnikov emportées par ces jeunes qui, selon des informations de sources sûres, avaient prévu de +chasser+ les FN de la ville de Bouna", située tout près des frontières avec le Ghana et le Burkina Faso, ajoutent-elles.
"Une fois en possession des armes arrachées aux éléments des FN, les insurgés, à la tête de jeunes à qui l`on a fait croire que +l`heure avait sonné de chasser les FN de la ville+ ont tenté, en vain, d`occuper le quartier général du commandement militaire", selon les FN.
"Une fois le calme revenu, en dehors des dégâts matériels causés, l`on a malheureusement déploré une personne tuée par balle", ajoutent-t-elles.
La victime est un civil, a ensuite précisé à l`AFP un responsable des FN.
"Des personnes ont été arrêtées" et "une enquête est en cours pour (...) sanctionner les auteurs et les commanditaires", conclut le communiqué.
Les FN contrôlent la moitié nord de la Côte d`Ivoire depuis leur tentative de coup d`Etat en septembre 2002 contre le président Laurent Gbagbo, qui a gardé le contrôle du sud.
Les deux camps ont amorcé un début de réconciliation en mars en signant un accord de paix prévoyant en théorie la réunification du pays et l`organisation d`élections début 2008.
Mais ce plan de paix accumule depuis les retards, en raison notamment de l`absence de désarmement des troupes rebelles, qui tardent à céder le pouvoir dans les régions qu`elles contrôlent.AFP
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A l’initiative de l’Alliance des Jeunes patriotes de Blé Goudé, le Premier ministre est attendu ce samedi à Gagnoa pour la fête de paix.
Le Premier ministre Guillaume Soro est attendu à Gagnoa ce matin avec un impressionnant dispositif militaire. Mais, pas n’importe lequel. En appui aux Forces de Défense et de Sécurité qui ont mis les bouchées doubles pour assurer la sécurité du chef du gouvernement, la branche militaire des Forces nouvelles s’est invitée à Gagnoa, dit-on, pour participer à la fête. Ainsi ce sont plus de 200 cent ex-rebelles qui séjournent depuis hier dans la ville natale du président Gbagbo. Ce contingent a quitté Bouaké le vendredi 19 octobre 2007 aux environs de 14h. Même s’il se raconte que ces éléments s’y sont rendus pour participer à la cérémonie, certaines indiscrétions signalent qu’à la vérité, ceux-ci sont là pour assurer la sécurité du secrétaire général des forces nouvelles par ailleurs, premier ministre du gouvernement. Mieux, ils ont reçu de consignes de leur chef d’état major avant de quitter Bouaké. A l’instar du président de la République qui a déployé un impressionnant nombre de militaires loyalistes pour quadriller la ville de Bouaké lors de la célébration de la flamme de la paix le 30 juillet dernier, Guillaume Soro veut une sécurité assurée par ses proches même si les FDS lui démontrent jusqu’à présent une loyauté sans faille.
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Cette visite du chef du gouvernement n’est pas du goût d’une frange de jeunes patriotes réunis au sein de la Conareci (Coordination des résistants de Côte d’Ivoire). Il y a quelques jours, les têtes fortes de cette coalition que sont Eugène Djué, le secrétaire général de la Fesci, Serge Koffi, Watchard Kédjébo, Touré Zeguen, avaient exprimé haut et fort leur opposition à cette initiative à laquelle ils disent n’avoir pas été associés. Ils envisageaient même de boycotter activement cette manifestation. Mais hier, le groupe qu’il constituait n’a plus parlé d’une même voix. A l’occasion d’une conférence de presse animée à l’hôtel Assonvon à Yopougon, le collectif emmené par Eugène Djué, Serge Koffi a réaffirmé son opposition à cette fête et souligné qu’il ne s’y rendrait pas. « On ruse avec la paix et cela, nous le voulons pas. Nous, nous ne sommes pas des suiveurs. Nous n’irons pas à Gagnoa », a martelé Djué, qui a toutefois rassuré que la sécurité du Premier ministre n’est point menacée. « Celui qui toucher à Soro, nous trouvera sur son chemin », a-t-il prévenu. « Dans la recherche de la paix, on ne peut pas accepter d’être relégués au second plan », s’est pour sa part indigné Serge Koffi, alias STT. Dans l’après-midi, une autre fraction de la CONARECI, emmenée par Watchard Kedjebo, pasteur Gammy, Dominique Gnissi, était dans nos locaux pour appeler plutôt leurs camarades et les Ivoiriens à prendre part à la cérémonie de Gagnoa. Non sans réaffirmer qu’ils rejettent la façon dont la manifestation a été goupillée. Par souci d’accompagner le processus de paix, ils ont promis faire le déplacement à Gagnoa.
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Jeter un regard croisé sur les relations entre la France et l`Afrique en général et la Côte d`Ivoire en particulier. C`est ce qui a suscité la visioconférence organisée hier dans les locaux de la Banque mondiale par l`ONG "Renouveau France-Afrique". Depuis Paris, Jacques Godfrain Cazenave, ancien député et André Janier, JMK Ahoussou depuis Abidjan, se sont prononcés sur le thème "Quelle nouvelle politique africaine pour la France ?" Les débats, dirigés par Ange Dagaret Dassaut ont été enrichissants. Mais ils ont surtout permis de comprendre comme l`a souligné l`ambassadeur Janier, que "la France n`a nullement l`intention de (re) coloniser la Côte d`Ivoire". Bien au contraire, "nous voulons adapter notre politique aux besoins des Ivoiriens. Les relations entre ces deux pays sont populaires. C`est pourquoi elles sont ancrées dans les racines profondes" a révélé le diplomate français. Après avoir précisé qu`il y a "120.000 Ivoiriens en France". Par conséquent, "les deux pays doivent être des partenaires (…) Et cela m`énerve que la moitié des Ivoiriens considère la France comme un parent" a noté l`intervenant. Non sans avoir révélé auparavant qu`il reçoit une quinzaine de demandes d`aide par jour émanant des Ivoiriens qui veulent que l`ambassade de France les aide dans le financement de certains projets. A ceux-ci, l`ambassadeur de France a fait la précision suivante : "Vous parlez d`égal à égal avec la France et les français. A la faveur de la crise, beaucoup de pays ont fermé leurs ambassades. Nous disons que c`est quand nos amis sont en difficulté qu`il faut rester". Dans son intervention, André Janier a rappelé pourquoi la France, son pays, ne peut pas apporter à la Côte d`Ivoire son aide à la démocratie comme l`a suggéré Joseph Odjé Tiakoré ancien président du RJR "(…) C`est un sujet sensible. Si nous le faisons on va nous accuser d`ingérence dans la souveraineté de la Côte d`Ivoire" a-t-il répondu. Ajoutant que "petit à petit, la démocratie va s`installer en Côte d`Ivoire".
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Nous vous convions, nombreux, à participer à la nuit de l’amitié et de la fraternité ivoiro-française organisée le 19 octobre par l’association "Action pour la France". Venez nombreux pour celebrer cette amtié entre nos deux pays.
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Le nouveau Représentant spécial en Côte d’Ivoire du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a été nommé.
Le successeur de Pierre Schori, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire, est désormais connu. Il s’agit du diplomate sud-coréen Choi Young-jin. Il a été nommé ce jeudi 18 octobre, par son compatriote Ban Ki-moon, S.G de l’ONU. L’information a été communiquée, selon l’AFP, par sa porte-parole, Michèle Montas. Il a fallu attendre 9 mois pour que ce poste soit pourvu. Le Suédois Pierre Schori ayant été rappelé depuis février 2007, peu avant la signature de l’Accord politique de Ouagadougou. Son intérim était assuré jusque-là par le Tchadien Abou Moussa qui était l’adjoint de Schori.
Le Président de la République avait donné des signes au terme de sa visite à l’ONU, dans le cadre de l’ouverture de la 62ème assemblée générale de cette institution. Dans sa conférence de presse qui a sanctionné ce voyage, il avait déclaré qu’il s’était finalement entendu avec Ban Ki-moon pour que le poste soit pourvu. Mieux, SEM Choi Young-jin dont le nom circulait déjà dans les couloirs de la maison de verre, était pressenti comme le choix du patron de l’organisation internationale. Outre la Côte d’Ivoire, Ban Ki-moon a aussi nommé la diplomate danoise Ellen Loj, comme son envoyée spéciale au Liberia, et un Britannique, Alan Doss, comme son Représentant en RD Congo.
Si le choix qui devait être fait depuis le 30 septembre a pris trois semaines de retard, c’est parce que Ban Ki-moon hésitait, selon des sources proches de l’ONU, entre deux de ses compatriotes. L’autre préssenti était Song Min-soon.
Le nouveau patron de l’ONUCI est un proche collaborateur de Ban Ki-moon puisqu’il était jusqu’à sa nomination le Représentant permanent de son pays auprès des Nations Unies. Il a également été le président de la première commission sur le désarmement et la sécurité de l’Assemblée générale de l’ONU en 2005; il a été également Sous-secrétaire général au département chargé des opérations de maintien de la paix en 1998, et Directeur-exécutif adjoint de l’Organisation pour le développement de l’énergie de la péninsule coréenne à New-York.
Le diplomate sud-coréen est né le 29 mars 1948, parle couramment l’anglais et le français et a une bonne connaissance du chinois. Il a étudié en Corée et en France et est diplômé en Relations internationales.
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